L’HUILE LOCALE INTROUVABLE À LIBREVILLE : LA FLAMBÉE DES PRIX AFFOLE LES CONSOMMATEURS.
En pleine croisade contre la vie chère, un nouveau coup dur frappe les ménages gabonais : l’huile locale, vendue à prix réglementé de 1 000 francs CFA, a mystérieusement disparu des étals. Sur les marchés de Libreville, la tension monte entre clients et détaillants, tandis que l’huile importée, désormais seule disponible, coûte parfois le double.
Une scène devenue banale dans les marchés de la capitale
« Une bouteille d’huile, s’il vous plaît, tenez les 1 000 francs », lance une cliente au marché Mont-Bouët.
« Non maman, c’est 1 200 francs maintenant ! » lui répond la vendeuse, sûre d’elle.
Surprise, la cliente proteste : « Mais c’est 1 000 francs partout ! »
La vendeuse rétorque calmement : « Jamais, maman. Dans tout le marché, je suis la seule à en avoir, c’est 1 200. »
Une scène qui illustre parfaitement la frustration et la confusion ambiantes.
L’huile locale, un produit devenu rare
Depuis quelques semaines, les bouteilles d’huile produites localement ont disparu des rayons. Dans plusieurs marchés de Libreville, seuls les bidons d’huile importée, principalement venus d’Asie, sont encore disponibles — à des prix atteignant 2 000 francs CFA le litre, soit le double du tarif officiel de l’huile locale.
Les consommateurs dénoncent un manque de contrôle et craignent un retour de la spéculation.
Les détaillants pointent du doigt la pénurie
Interrogés, les petits commerçants se défendent : « On n’a plus de stock depuis plusieurs jours. Nos fournisseurs disent qu’ils n’en reçoivent plus. Nous aussi on subit », explique un détaillant du marché d’Akébé.
Certains assurent que la rareté de l’huile locale a entraîné une envolée des prix de l’huile importée, devenue la seule alternative pour répondre à la demande.
Les ménages pris en étau
Pour de nombreux foyers, l’huile est un produit de première nécessité, utilisée quotidiennement dans la cuisine. L’augmentation du prix, même légère, pèse lourd sur le budget des familles modestes.
« Avant, avec 5 000 francs, on faisait la semaine. Maintenant, il faut choisir entre l’huile et le riz », se désole une mère de famille croisée au marché de Nzeng-Ayong.
Vers un retour à la normale ?
Les autorités, engagées dans une lutte contre la vie chère, assurent suivre la situation de près. Des mesures de régulation et de relance de la production locale seraient en cours pour rétablir l’approvisionnement.En attendant sur les étals de Libreville la bouteille d'huile est devenue un produit presque de luxe.