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Fait divers

SUCCOMBE À UN EMPOISONNEMENT

SUCCOMBE À UN EMPOISONNEMENT
Samuel Ankama, n’a pas survécu à l’intoxication qui l’avait plongé dans un coma profond.

Ngouoni est sous le choc. Samuel Ankama, élève en classe de 4e au lycée public Eugène-Mikoto, n’a pas survécu à l’intoxication qui l’avait plongé dans un coma profond. Deux jours après avoir été drogué à son insu lors d’une sortie entre amis, le jeune homme de 18 ans a été liquidé par une substance mortelle versée dans sa boisson. Une tragique issue pour une affaire qui défraie déjà la chronique.


Les premiers faits remontent au 17 octobre 2025. Ce jour-là, une sortie entre amis tourne au drame. Samuel, qui n’est pas dans son assiette après avoir bu un soda, commence à présenter des signes d’agitation. Il s’effondre peu après. Il aurait eu juste assez de lucidité pour désigner ses agresseurs présumés, des camarades proches, avant de sombrer dans l’inconscience. Transporté d’urgence au centre médical de Ngouoni, puis évacué au Centre hospitalier universitaire Amissa Bongo, son état s’aggrave rapidement. Dimanche, il cesse de respirer. Samuel ne s’est jamais réveillé.



Ce décès brutal soulève de nombreuses interrogations. Comment des amis ont-ils pu, par jalousie ou haine, en arriver à de telles extrémités ? Pourquoi tuer ainsi un innocent, un simple élève sans histoires ? La piste du mobile reste floue, mais les soupçons se resserrent sur les jeunes qui partageaient cette sortie macabre.


“L’enquête devrait d'abord s’orienter vers un cercle restreint : les amis présents lors de la sortie. Il est essentiel d’exploiter les incohérences dans leurs témoignages et de recouper les versions avec les données téléphoniques et de leurs déplacements dans les quartiers de la ville et en  dehors. Des analyses toxicologiques sur les verres et bouteilles peuvent renforcer les soupçons. Pour obtenir des aveux, il faut miser sur la pression psychologique, l’isolement des suspects lors des interrogatoires et éventuellement proposer une réduction de peine à celui qui coopère”


souligne un habitué des enquêtes. 


Désemparée, la famille Ankama réclame justice. Le corps du défunt a été transféré à une maison de pompes funèbres, tandis que les éléments de la Police judiciaire poursuivent activement leurs recherches. Les suspects, en fuite, sont désormais dans la tourmente.


 


 

Par Pamphile EBO

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