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“LA QUALITÉ ET LA QUANTITÉ DE PRODUITS”

“LA QUALITÉ ET LA QUANTITÉ DE PRODUITS”
L’initiative vise à mieux organiser l’importation des produits de consommation courante, tout en garantissant leur disponibilité, leur qualité

Le gouvernement gabonais opté pour une nouvelle étape dans la lutte contre la vie chère avec la mise en place effective de la Centrale d’Achats, un projet porté par le Ministre de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, Henri-Claude Oyima, également en charge de la lutte contre la vie chère. L’initiative vise à mieux organiser l’importation des produits de consommation courante, tout en garantissant leur disponibilité, leur qualité et, à terme, une possible baisse des prix.


 


“La deuxième phase pour nous maintenant, c’est commencer à lancer les importations” 


Lors d’une récente intervention chez des confrères, le ministre Oyima a confirmé que


« le capital de la centrale était entièrement libéré à ce jour par toutes les parties prenantes, y compris les plus grands importateurs du Gabon »


Il souligne la confiance des opérateurs économiques dans ce projet structurant.


Selon lui, la première phase, celle de la constitution de la centrale, est déjà achevée.


« La deuxième phase pour nous maintenant, c’est commencer à lancer les importations »


a-t-il poursuivi. Une cinquantaine de produits ont été retenus, notamment le riz, les huiles, les pâtes, les viandes et la volaille. L’objectif : offrir une alternative sérieuse aux circuits classiques d’approvisionnement.


 


“Un des indicateurs de succès, ça va être la réduction des prix de ces produits“


Interrogé sur les premiers indicateurs de réussite, le ministre a donné des indications précises :


« Un des indicateurs de succès, ça va être la réduction des prix de ces produits qui auront été commandés par la centrale d’achat »


Il a  ajouté que les premiers effets devraient être visibles dès la fin janvier 2026.


 


“Ce qu’on peut garantir aux Gabonais, c’est la qualité et la quantité de produits disponibles”


Concernant la structure des prix, Oyima a refusé de promettre une baisse immédiate.


« On ne peut pas encore garantir la baisse des prix »


a-t-il reconnu. Mais il rassure :


« Ce qu’on peut dire aujourd’hui aux Gabonais, c’est leur garantir la qualité et la quantité de produits disponibles »


La stratégie sera d’acheter « là où il y a le meilleur rapport qualité-prix », quitte à mettre les producteurs en concurrence.


Le ministre a également insisté sur la fin des pratiques d’exonération douanière.


« Le mot exonération doit disparaître de notre lexique »


a-t-il affirmé, tout comme les termes subvention, compensation ou corruption. Selon lui, chaque opérateur économique devra désormais s’acquitter des droits selon le régime douanier applicable à son activité.


 


« Le mot exonération doit disparaître de notre lexique »


La provenance des produits importés ne sera pas limitée à l’Occident.


« Si nous avons un bon produit qui vient d’un pays voisin, on appelle ça aussi importation »


a expliqué le ministre, précisant que l’intégration sous-régionale était prise en compte. Des pays comme le Tchad, le Congo ou le Cameroun pourraient donc devenir des fournisseurs privilégiés, notamment pour la viande ou d’autres produits agricoles.


Enfin, le ministre a abordé le rôle de l’État dans cette nouvelle dynamique.


« L’État actionnaire ne sera pas client. Mais si l’État, en tant qu’opérateur économique, a besoin, il achètera à la centrale d’achat comme tout autre opérateur »


a-t-il clarifié.


Au-delà de cette initiative, Henri-Claude Oyima a insisté sur l’importance de l’entrepreneuriat local, rappelant que des outils de financement sont en place pour accompagner les PME gabonaises. Il cite notamment la Banque des PME (BCG) et des fonds spéciaux pour les agriculteurs et petits entrepreneurs.


« Nous avons besoin que les Gabonais se libèrent et qu’ils laissent jouer leur libre entreprise »


a-t-il déclaré, appelant à un changement de mentalité tourné vers la création de richesse locale.


 


Une meilleure régulation des prix


Avec la Centrale d’Achats, le Gabon tente donc un pari ambitieux : reprendre le contrôle de son approvisionnement alimentaire tout en favorisant une meilleure régulation des prix, dans un contexte économique marqué par l’inflation et la dépendance aux importations.

Par Pamphile EBO

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