UNE UNITÉ DE L'ARMÉE
Une unité spécialisée de l'armée gabonaise sera formée à la lutte contre le terrorisme sous toutes ses formes, à la faveur d'un partenariat stratégique signé ce 17 octobre 2025 entre le ministère de la Défense nationale et la Coalition Islamique Militaire de Lutte contre le Terrorisme (CIMCT).
La convention, officiellement ouverte ce 17 octobre à Libreville, prévoit une formation à la fois théorique et pratique axée sur les tactiques de terrain, le renseignement et la coordination interarmées. Selon les autorités, le pays « ne doit pas lésiner sur les moyens » pour se préparer face à des menaces régionales qui persistent.
L'initiative vise trois objectifs majeurs : renforcer la compétence technique des forces dans la lutte antiterroriste et contre l'extrémisme violent ; améliorer la coordination interinstitutionnelle via le partage d'information ; et accroître la proactivité des forces armées gabonaises dans la région. L'accent sera également mis sur les enjeux numériques et la cybersécurité, afin d'outiller les présidents de conseils d'administration, cadres et responsables sur la gestion des organisations face aux menaces modernes.
La coalition annonce une formation conçue pour « tuer dans l’œuf » toute velléité d'action terroriste, annihiler les réseaux violents et juguler les poches de radicalisation avant qu'elles ne se concrétisent. Dans ce cadre, la coopération en matière de renseignement et d'intervention vise à mettre hors d'état de nuire les auteurs identifiés et, le cas échéant, à les prendre à la gorge juridiquement et opérationnellement pour les neutraliser.
Par ailleurs, la CIMCT a signé un mémorandum d'accord avec les Nations unies pour élargir les domaines de coopération, notamment la prévention, la réponse aux menaces extrémistes et le renforcement des capacités. Ce partenariat international entend resserrer l'étau autour des réseaux criminels et terroristes, et les mettre sous l'éteignoir .
Les autorités gabonaises soulignent que la démarche répond aussi à des défis connexes : la piraterie maritime, les pressions migratoires et la criminalité organisée qui obligent le pays à adopter une posture proactive. « C'est une question épineuse », reconnaissent des responsables ; la traque des réseaux transnationaux exige une coordination fine et des moyens soutenus.
Le Gabon espère non seulement renforcer sa résilience nationale mais aussi contribuer à l'effort international contre le fléau terroriste.Les forces gabonaises se lancent aux trousses de menaces devenues plus mobiles et hybrides.