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4 SIÈGES AU LIEU DE 7 SIÈGES

4 SIÈGES AU LIEU DE 7 SIÈGES
Hermann Immongault, a annoncé officiellement la reprise du scrutin dans quatre sièges, l’ACER, réclame une reprise dans sept.

Un vent de contradiction souffle sur les législatives du 27 septembre 2025. Alors que le ministre de l’Intérieur et président de la Commission nationale d’organisation et de coordination des élections et du référendum (CNOCER), Hermann Immongault, a annoncé officiellement la reprise du scrutin dans quatre sièges, l’Autorité de Contrôle des Élections et du Référendum (ACER), par la voix de son président Wenceslas Mamboundou, réclame une reprise dans sept. Un désaccord profond entre les deux institutions, censées travailler de concert mais qui manifestement ne s’accordent plus leurs violons.


Dans un communiqué publié le 5 octobre, le ministre de l’Intérieur et président de la CNOCER, s'appuyant sur le décret présidentiel n°0380, officialise la reprise du scrutin le 18 octobre 2025 dans quatre zones précises : Ntoum 1 (Estuaire), Lekoni-Lekori 1 (Haut-Ogooué), Moabi (Nyanga) et le centre de vote de Rennes en France. Une décision qui contrecarre totalement le diagnostic de l’ACER, dont la cartographie des « graves irrégularités » identifie pas moins de sept zones à revoter, notamment Dienga, Pahon Pira ou encore les villages Ongo’o et Meyo.


L’ACER, pourtant constituée de « personnalités rompues et chevronnées », semble ici désavouée par une CNOCER qui tord le cou à son expertise. Le ministère de l’Intérieur minimise-t-il les irrégularités signalées ? Si ce que l’ACER voit comme problème est balayé par la CNOCER, alors à quoi bon ce double mécanisme ? On se perd en conjectures. Les candidats battus à Dienga et à Pahon Pira, ou dans les villages Ongo’o et Meyo, eux, devront faire contre mauvaise fortune bon cœur


 

Par Pamphile EBO

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