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LE DRAPEAU PALESTINIEN ARRACHÉ

LE DRAPEAU PALESTINIEN ARRACHÉ
Le drapeau palestinien a été installé au fronton de l’hôtel de ville de Grenoble en signe de soutien symbolique après la reconnaissance de l’État de Palestine par Emmanuel Macron.

À peine hissé, déjà arraché. Mardi 23 septembre, le drapeau palestinien, installé au fronton de l’hôtel de ville de Grenoble en signe de soutien symbolique après la reconnaissance de l’État de Palestine par Emmanuel Macron, n’a pas tenu longtemps. En quelques heures à peine, l’initiative a tourné au vinaigre, déclenchant un tollé général dans une ville déjà sous tension.


Selon les autorités municipales, un homme, visiblement pas dans son assiette, a arraché le drapeau sans faire dans la dentelle, avant d’être immédiatement interpellé. Il aurait insulté et menacé une agente municipale, sous le regard inquiet d’un second individu également arrêté. Une photo diffusée par le maire Éric Piolle sur les réseaux sociaux montre les restes du drapeau, réduit à l’état de lambeau.


La mairie, désemparée mais déterminée, a aussitôt hissé un nouveau drapeau, dénonçant un "acte haineux" et annonçant le dépôt d’une plainte.


« Honte à l’individu qui a arraché le drapeau palestinien, pavoisé au lendemain de la reconnaissance par la France de l’État de Palestine »


a écrit le maire sur X. Cette décision municipale, loin de faire l’unanimité, n’a pas été du goût de tout le monde.


En effet, si près d’une centaine de mairies de gauche ont suivi le mouvement, le pavé dans la mare lancé par Éric Piolle n’a pas été vu d’un bon œil par la préfecture de l’Isère. Celle-ci a rappelé que le pavoisement de drapeaux étrangers sur des bâtiments officiels était contraire au principe de neutralité du service public, et a signalé les faits au procureur.


La reconnaissance de l’État palestinien a pris ici une nouvelle tournure inattendue, où les positions divergentes alimentent une polémique déjà chargée en adrénaline. La mairie de Grenoble, en première ligne, pourrait bien devoir payer les pots cassés.

Par Pamphile EBO

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