LES DÉRIVES SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX
Récemment le Conseil des ministres a tiré la sonnette d’alarme face aux dérives constatées sur les réseaux sociaux de la part de nombreux agents publics, en particulier des cadres supérieurs de l’administration. Le gouvernement dénonce des écarts de langage, des provocations gratuites et parfois des allégations infondées, jugées contraires aux règles déontologiques de la fonction publique.
Selon l’exécutif, cette flambée d’impunité transforme progressivement la fonction publique en une véritable zone de non-droit, où certains fonctionnaires, friands de réseaux et de polémiques, se livrent à des injures faciles ou à des interventions à la gâchette facile. Ces attitudes, loin de relever du simple droit d’expression, seraient de nature à nuire au fonctionnement de l’État et à saper le moral de l’administration.
Le rappel à l’ordre est clair : l’obligation de réserve, la discrétion professionnelle, la responsabilité et le devoir de neutralité doivent désormais être scrupuleusement respectés. Tout manquement sera sanctionné avec la plus grande rigueur. Le gouvernement envisage la convocation de conseils de discipline, voire la révocation, afin de tuer dans l’œuf toute tentative de jeter un nouveau pavé dans la mare.
Ce durcissement survient alors que plusieurs agents, parfois réputés dans leurs domaines, se sont retrouvés dans la tourmente après des prises de parole publiques ayant provoqué un tollé général. Certains affirment avoir simplement taquiné, mais pour l’exécutif, il n’y a plus de place pour les excuses ou les piètres justifications.
Il est question de préserver l’intégrité et la crédibilité de la fonction publique. Dans un contexte où chaque mot peut déclencher un lever de bouclier, le gouvernement entend mettre un terme aux entorses répétées aux devoirs déontologiques et à ces pratiques qui ternissent l’image de l’administration.