LE PREMIER DÉBARQUEMENT DE GAB PÊCHE
Ambiance festive ce 9 septembre au centre de pêche de Libreville, où les 8 premières pirogues du projet Gab Pêche ont été reçues en triomphe, par des dizaines de mareyeuses et d’acheteurs probablement mis en alerte.
À leur bord, des pêcheurs gabonais, avec leur toute première moisson, depuis le lancement officiel de ce projet porteur visant à dynamiser la pêche artisanale et à l’inscrire dans le tissus économique national.
Un butin de près de 1,8 tonne de poissons divers, dont un capitaine de 40 kilos, d’une valeur marchande d’au moins 4,5 millions, obtenu après 3 jours passés en mer. Les pirogues battant pavillon gabonais et portant fièrement l’oriflamme vert-jaune-bleu, ont pris d’assaut les zones de pêches réservées aux nationaux.
Loin d’être un simple débarquement de poissons comme cela se fait habituellement, cette première moisson de Gab Pêche est vue comme une fierté par les autorités gabonaises, en ce qu’elle a le mérite de faire tomber le réputation de « fainéant », attribuée aux gabonais.
Premières bénéficiaires, les mareyeuses gabonaises pourront s’approvionner au prix de la mercuriale.
« En vérité, cette initiative pionnière pour reconquérir un secteur à 90% aux mains de puissantes communautés étrangères, ne sera assurément pas vue d’un bon œil au regard des quantités de poisson révélées par cette première sortie de pêcheurs gabonais », a commenté un conseiller du ministre de la pêche.
Portée par des coopératives engagées dans l’insertion des gabonais dans la filière de la pêche artisanale, le projet soutenu par la BCEG fait partie des secteurs prioritaires du plan de développement du gouvernement.
Un mois après son lancement, Gab pêche porte les fruits escomptés et marque « le symbole d’un Gabon en pleine renaissance et d’un peuple décidé à reprendre en mains les pans entiers de son économie trop longtemps accaparée et confisquée par des étrangers. »