LA PAZ
La Paz, future capitale administrative de la Guinée équatoriale, pourrait bientôt connaître une transformation spectaculaire. Récemment, à Malabo, le gouvernement équatoguinéen a tenu une réunion de travail avec la société chinoise China Civil Engineering Construction Corporation (ICCC), en vue d’un partenariat de grande envergure.
Le projet, évalué à 1,495 milliard de dollars, fait déjà rêver et suscite des convoitises. L’ICCC a présenté un ambitieux plan directeur pour faire de La Paz un pôle de développement moderne qui ferait pâlir d’envie bien des capitales africaines. Au programme : zones résidentielles modernes, centres de loisirs, espaces verts et réseaux routiers dernier cri.
Cette initiative prend forme après une première prise de contact en avril dernier, lors d’une visite du vice-président Teodoro Nguema Obiang Mangue en Chine. L’ICCC s’était alors positionnée comme un investisseur potentiel pour accompagner les projets structurants du pays.
Lors de la récente réunion, les représentants de l’entreprise d’État chinoise ont également proposé un plan de gestion technique et financière du projet, organisé en plusieurs phases progressives. Le rêve de grandeur du gouvernement équatoguinéen semble donc plus que jamais à portée de main.
De son côté, le vice-président a réaffirmé la volonté de l’État de faire de La Paz
"une référence en matière d’urbanisme moderne en Afrique centrale"
tout en insistant sur l'importance d’éviter toute improvisation. Le projet devra répondre aux besoins réels de la population, selon le communiqué officiel.
Le gouvernement a demandé à l’ICCC de travailler étroitement avec le Trésor public, le ministère des Finances et la société publique Geproyectos, afin de finaliser le budget colossal. La signature du contrat, conditionnée à ces discussions financières, marquera le début des travaux techniques.
Lancé il y a plus de dix ans, le chantier de Ciudad de la Paz a déjà englouti des milliards pour un résultat encore inachevé. Malgré de magnifiques infrastructures, la ville reste largement vide, comme le soulignait le Wall Street Journal en 2023. Ce nouveau projet pourrait-il enfin donner vie à ce rêve figé ?