CLÔTURE PERMÉABLE
À l’orée de la rentrée scolaire fixée au 1er septembre 2025, le Collège d’Enseignement Secondaire (CES) d’Owendo brille malheureusement par son absence de confort. Ici, la rentrée se prépare avec les moyens du bord, dans un établissement en proie à des actes de vandalisme permanents. Pas de barrière, une clôture perméable : un véritable trou béant dans la sécurité.

Le ministre de l'Education nationale a pourtant promis des travaux “dans les plus brefs délais”. Mais ces annonces, souvent répétées, ont un goût amer. Les élèves, eux, ne sont pas au bout de leur peine. Les promesses deviennent une pilule amère à avaler, tandis que les incertitudes pèsent lourdement sur les familles.
À quelques mètres de là, le lycée d’excellence devenu CES d’Owendo fait également pâle figure. L’établissement, qui accueille plus de 2 000 élèves, est à l’origine des mêmes déboires. L’accès est difficile, la barrière absente, et les effets pervers de cette situation ne tardent pas : intrusion de bandits, insécurité grandissante. Alors que l’administration entre en lice pour sauver ce qui peut l’être, les défis s’accumulent. Clôture, sécurité, réhabilitation : il y aura du fil à retordre. La rentrée s’annonce comme une soupe à la grimace, où les germes de la précarité éducative sont déjà bien installés.