57 RECOURS EN EXAMEN
Comme il fallait s’y attendre, les candidats lesés au terme de la publication officielle des listes des candidatures aux élections législatives de septembre prochain ont pris d’assaut la Cour constitutonnelle pour contester le rejet de leurs dossiers de candidature.
Ce sont au total 57 requêtes en validation ou en invalidation des candidatures à l’élection des députés, qui ont été examinés par les juges constitutionnelles, dans le délai de huit jours requis par la loi. Un exercice déterminant pour le gendarme du respect de la règle de droit dans le processus électoral, notamment pour ce premier exercice grandeur nature sous la 5e République.
Si au lendemain des premières constestations, de nombreux noms, probablement oubliés, dans le cadre des élections locales, à l’instar de la candidate indépendante dans le 6e arrondissement, Haresse Kengue, et de Joyce Lafitte du RPM, ceux des législatives restent en alerte et comptent sur la diligence du président de la commission, Dieudonné Aba Owono et ses équipes.
C’est la cas de Jean Rémy Yama, président du Parti national pour le travail et le progrès (PNTP), qui a affirmé avoir déposé son dossier de candidature le 7 août dans la province de l’Ogooué Lolo. « Mon nom ne figure pas sur la liste des candidatures retenues aux élections législatives publiées au journal d’annonces légales l’Union. Est-ce une simple omission ou la volonté de m’écarter une fois de plus aux présidentielles ? », S’était-il interrogé.
La mission de la Haute Instituton est de vérifier la conformité des candidatures aux dispositions légales, dans les conditions prévues par la loi.
Durant la présidentielle d’avril dernier, sur 13 recours introduits par des candidats recalés, 4 avaient eu gain cause en obtenant leurs tickets pour reprendre la course. Il ne fait donc aucun doute que sur les 57 requêtes en cours d’examen à la Cour constitutionnelle, certaines recevront carte blanche.