REPRISE DES COMMANDES ISRAÉLIENNES
Le premier trimestre 2025 ne restera pas dans les annales du commerce extérieur gabonais. Selon la note de conjoncture sectorielle publiée par le ministère de l’Économie et des Finances, via la Direction générale de l’Économie et de la Politique fiscale, les exportations totales du pays ont connu un repli de 7,7 % à fin mars 2025, en glissement trimestriel. Un fléchissement qui fait tâche d’huile dans un contexte économique déjà morose.
Le Gabon broie du noir sur certains segments, notamment à cause d’un carnet de commandes qui se vide pour plusieurs produits. Cette tendance baissière rappelle que l’économie nationale est encore à la traîne sur bien des aspects, donnant au secteur une image bien pâle pour ce début d’année.
Mais tout n’est pas perdu. À contre-courant de cette contre-performance générale, les exportations vers les dix premiers clients ont bondi de 12,2 %. Un vrai baume au cœur pour les autorités, qui y voient un regain d’activité, notamment grâce aux commandes soutenues de l’Indonésie, de l’Inde, de l’Espagne et de la Belgique. Cette embellie s’explique par la hausse des ventes de pétrole brut, de produits dérivés du pétrole ainsi que de certains produits classés dans la catégorie « Autres ».
Autre bouffée d’oxygène : le retour d’Israël dans le carnet de commandes, avec des achats concentrés sur le pétrole brut et le bois. Un signal encourageant pour un pays qui cherche à diversifier ses partenaires.
La structure des dix premiers clients du Gabon s’est d’ailleurs transformée, preuve d’un marché en recomposition. L’Espagne, la Belgique, Israël, la Thaïlande et le Portugal ont fait leur entrée dans le top 10, offrant au pays plusieurs cordes à son arc pour la suite.
Si le commerce extérieur gabonais a montré une pâle figure dans l’ensemble, certains signaux positifs laissent espérer une reprise solide dans les trimestres à venir. Une épine de moins dans le pied d’un pays souvent pris à la gorge.