tvplusafrique

Société

PLUS DE 10 000 MILLIARDS

PLUS DE 10 000 MILLIARDS
Le ministre rappelle que le gouvernement a déjà pu lever 140 milliards de francs CFA récemment, grâce à la réforme du FANEIR.

À l’occasion des 100 premiers jours du gouvernement, le ministre des Travaux publics et de la Construction, Edgard Moukoumbi, a pris la parole pour dresser un état des lieux des projets d’infrastructures en cours dans son département. L’occasion de faire le point sur le redéploiement du FANEIR, la diversification des financements et les ambitions en matière de réseau routier national.


Rebaptisé Fonds Autonome National d’Entretien et d’Investissement Routier (FANEIR), ce mécanisme de financement a franchi un cap institutionnel très important avec l’adoption d’un projet de loi au Parlement.


« Nous avons désormais deux guichets bien distincts : l’un dédié à l’entretien, l’autre à l’investissement routier »


a précisé le ministre Edgard Moukoumbi.


Cette réforme permet au ministère de mieux structurer ses actions : la route Alembe–Mikouyi, par exemple, sera financée grâce à ce nouveau dispositif, dans le cadre d’un accord de prêt signé via le guichet dédié à l’investissement.


La Redevance sur l’Usure de la Route (RUR), principale source d’alimentation du FANEIR, a été relancée durant la transition. Si cette relance est un progrès indéniable, la chaîne de financement reste encadrée par le Trésor public et le principe du compte unique.


« Même si nous savons que ces ressources sont destinées au FANEIR, elles doivent d’abord transiter par le compte unique de l’État, ce qui implique une répartition centralisée et une certaine inertie »


a expliqué Edgard Moukoumbi.


Le ministre rappelle que le gouvernement a déjà pu lever 140 milliards de francs CFA récemment, grâce à la réforme du FANEIR. Mais les besoins restent considérables :


« Il faut aller chercher plus de 10 000 milliards pour développer durablement notre réseau routier »


Une mission qui repose en grande partie sur les capacités du ministère de l’Économie à mobiliser des ressources à grande échelle.


Outre le FANEIR, le gouvernement prépare la mise en place d’un nouveau Fonds des Infrastructures, doté de mécanismes complémentaires. Ce fonds devrait offrir des leviers financiers supplémentaires pour les grands projets d’aménagement.


« Ce sont ces nouveaux outils qui nous permettront d’accélérer les investissements structurants dont notre pays a cruellement besoin »


a souligné le ministre.




Par Pamphile EBO

Top Articles