BARRAGE DE KINGUÉLÉ AVAL
Située à 90 Km de Libreville dans le département du Komo Kango, la centrale hydroélectrique de Kinguélé Aval est un projet prioritaire dans le matérialiation du pilier 1 du projet de société du président de la République axé sur l’indépendance énergétique.
Sur le site, le chef de l’Etat a pu mesurer l’ampleur du projet, la qualité des infrastructures et le niveau des investissements. Il a été édifié par les ingénieurs, de toutes les composantes de l’infrastructure, érigé selon un modèle mixte béton et terre, sur une hauteur de 48,5 mètres, une longueur de 470 mètres et un volume de 4,2 millions de m³.
La puissance estimée à 35 MW soit 13% du besoin énergétique du Grand Libreville, est destinée à produire, à terme, 205 GWh par an. L’objectif étant de diversifier le mix énergétique, en évitant l’émission de près de 73 000 tonnes de CO2 par an, et réduire significativement les délestages.
« Le lancement de la centrale est prévu pour la fin de l’année 2026 », a assuré le ministre en charge de l’Accès universel à l’Eau et à l’Energie, Philippe Tonangoye, assurant, par ailleurs, que cette étape cruciale sera précédée du remplissage du réservoir, en fin mars et de phases d’éssais techniques entre août et septembre 2026.
Les travaux exécutés à près de 54%, sont menés par l’entreprise chinoise Synohydro, avec la contribution de plus de 50 entreprises gabonaises qui mobilisent près de 767 individus dont 530 Gabonais.
Financé grâce à un partenariat public-privé entre Méridiam et Gabon Power company (GPC), filiale du Fonds gabonais d’investissement stratégique (FGIS), ce projet est esimé à un coût de 120 milliards de Fcfa. Soit 72% par des partenaires extérieurs et 28% sur fonds propres.
Un financement non-souverain qui permet de minimiser le poids de la dette sur l’Etat, le prêt étant remboursé par la vente d’électricité.