3 TRAFIQUANTS
À Kango, trois individus ont été interpellés dans une vaste opération anti-braconnage menée par les Eaux et Forêts, la Police Judiciaire de Ntoum et l’ONG Conservation Justice. En leur possession : quatre pointes d’ivoire, deux armes de chasse et des munitions. Les suspects risquent jusqu’à dix ans de prison.
L’affaire débute le 30 juillet dernier à Kango. Lors d’une transaction illicite, un premier suspect est arrêté, pris en flagrant délit avec trois défenses d’éléphant entières et une sectionnée. Dans la foulée, un deuxième individu est interpellé au village Oyane. Il aurait servi d’intermédiaire entre le vendeur et l’acheteur.
L’enquête se poursuit jusqu’au 1er août. Un troisième suspect, présenté comme le propriétaire des ivoires, est arrêté à Siat Gabon. Une perquisition à son domicile permet de découvrir deux armes de chasse, 18 cartouches et une balle de carabine calibre 460, une munition réservée à la grande chasse.
Transférés à Libreville, les suspects sont désormais entre les mains du parquet spécial. Deux d’entre eux ont déjà été placés en détention préventive à la maison d’arrêt. Ils sont poursuivis pour détention et tentative de vente de trophées d’espèce intégralement protégée : l’éléphant.
Des faits graves, qui tombent sous le coup des articles 390 et 398 du Code pénal gabonais. Les mis en cause encourent jusqu’à dix ans d’emprisonnement, assortis d’une lourde amende.
Une affaire qui illustre une fois de plus la pression persistante sur la faune gabonaise… et la vigilance des forces engagées dans cette lutte.