« MES BOURREAUX SONT LIBRES ET SE VICTIMISENT »
Brice Laccruche Alihanga, ancien directeur de cabinet d’Ali Bongo, a été reçu ce 4 août 2025 sur les plateaux de TV5 Monde pour une interview exclusive. Lors de son passage, il est revenu sur son passé difficile, ses ennuis judiciaires, sa maladie, mais aussi sur son retour dans la vie publique au Gabon.
Dès le début de l’entretien, l’homme politique n’a pas mâché ses mots.
« Il y avait 40 kilos en moi »
a-t-il déclaré. Il a évoqué l’impact physique de son incarcération et du cancer du côlon qu’il a combattu. Selon lui, sa présence aujourd’hui sur le plateau va au-delà de la politique :
« Mes bourreaux sont actuellement en liberté et essaient de se victimiser. Ce n’est pas acceptable, ni pour moi, ni pour les Gabonais »
a-t-il affirmé.
Un retour mesuré en politique
Interrogé sur son retour dans l’arène politique après ces épreuves, Brice Laccruche Alihanga a précisé ne pas être complètement revenu :
« J’ai mis deux années de ma vie pour reprendre. Je ne suis pas totalement de retour. Je suis conseiller stratégique »
Ce rôle, il l’occupe auprès du président de la transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, à l’initiative d’un nouveau parti : l’Union des bâtisseurs. Ce mouvement politique, selon lui, se veut une alternative au Parti démocratique gabonais (PDG), l’ancien parti au pouvoir.
« Il y a 95 % de nouveaux cadres. Il y a de l’inclusivité »
Une volonté de rupture
Connu pour ses actions sociales, notamment en faveur des jeunes, Brice Laccruche Alihanga a rappelé sa volonté de se démarquer de l’ancien système.
« J’étais en rupture avec les apparatchiks du PDG »
a-t-il dit. Il observe avec inquiétude le retour de certains visages familiers de l’ancien régime, mais croit en un renouveau possible :
« Il faut laisser la chance à un renouveau »
Même s’il ne cherche pas à redevenir un acteur politique au premier plan, il souhaite « accompagner » la nouvelle génération avec son expérience :
« Si je peux porter mon œuvre à l’édifice, je le ferai»