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QUATRE ANCIENS CANDIDATS

QUATRE ANCIENS CANDIDATS
À quelques semaines des scrutins législatifs et locaux prévus les 27 septembre et 7 octobre 2025, l’inquiétude monte dans les rangs de certains anciens candidats à la présidentielle.

À quelques semaines des scrutins législatifs et locaux prévus les 27 septembre et 7 octobre 2025, l’inquiétude monte dans les rangs de certains anciens candidats à la présidentielle. Ce jeudi 2025, à Libreville, quatre figures de proue du dernier scrutin présidentiel, Joseph Lapensée Essingone, Stéphane Germain Iloko Boussengui, Thierry Yvon Michel N’goma et Axel Stophène Ibinga Ibinga, ont pris la parole pour proposer un réaménagement du calendrier électoral.


Selon eux, le processus en cours va très vite, au risque de prendre de cours aussi bien les électeurs que les potentiels candidats.


« On ne peut pas aller vite en besogne quand il s'agit de la fiabilité des résultats et de la paix sociale »


a déclaré Stéphane Germain Iloko Boussengui. Les anciens candidats, qui semblent avoir passé au peigne fin les dernières étapes du processus, pointent là où le bât blesse : délais trop courts, manque d'inclusivité et rôle contesté de certains acteurs dans l'organisation des élections.


Parmi les propositions phares, la prorogation du dépôt des candidatures jusqu’au 25 août. Une mesure qui, selon eux, permettrait à tous les candidats de finaliser leur basculement électoral sans être pris de vitesse par l’agenda actuel.


Autre demande forte : le retrait des magistrats de l’ordre administratif des commissions locales électorales. Pour ces anciens candidats, mettre ces juges en position d’organisateurs revient à les mettre au banc de leur neutralité. Les intervenants souhaitent aussi une représentation équilibrée des sensibilités politiques dans toutes les structures de supervision. Une manière, selon eux, de renforcer la transparence et de prévenir toute contestation. Ils dénoncent un processus précipité, dans lequel plusieurs partis se disent pris au piège par les délais serrés et les exigences techniques.


“Ces propositions traduisent une réelle crainte d’un processus électoral précipité. Les anciens candidats jouent un rôle d’alerte face à un calendrier qu’ils jugent inadapté.  Leur démarche vise à renforcer la légitimité des futures institutions. Ignorer ces recommandations pourrait fragiliser la confiance des citoyens et amplifier les tensions”


souligne un enseignant de l’Université Omar Bongo (UOB). 


En appelant à une concertation urgente entre majorité et opposition, les quatre anciens candidats veulent éviter une crise post-électorale.


« Un scrutin mal préparé, c’est une démocratie en danger »


ont-ils martelé d’une seule voix. Ils exhortent les autorités à écouter les signaux d’alarme et à ne pas faire comme si tout allait bien. Dans le droit fil de leur engagement politique, ils se disent déterminés à jouer leur rôle de sentinelles. 

Par Pamphile EBO

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