GOUVERNANCE PUBLIQUE RENFORCÉE
Dans le cadre d’une mission officielle au Royaume du Maroc, un moment très important de diplomatie académique a marqué la coopération sud-sud en matière de formation et de gouvernance. L’École nationale d’administration (ENA) du Gabon et l’École nationale supérieure d’administration (ENSA) du Maroc ont signé récemment un accord de partenariat stratégique, destiné à renforcer l’échange d’expertise et à soutenir la modernisation des systèmes de gestion publique sur le continent.
La cérémonie de signature s’est tenue en présence de la Directrice générale de l’ENA du Gabon, Dr Adèle Sabine Ilama Mombot épse Nguimbi accompagnée du Directeur général de l’École de préparation aux carrières administratives du côté gabonais. Côté marocain, c’est la Directrice générale de l’ENSA qui a conduit les échanges, ouvrant la voie à une coopération ambitieuse et pragmatique.
Un pont académique entre Libreville et Rabat
La rencontre a été l’occasion d’une présentation croisée des deux institutions, de leurs offres de formation et de leurs missions respectives. Très vite, les discussions ont mis en lumière une volonté partagée : former des hauts fonctionnaires compétents et agiles, capables de répondre aux défis complexes des administrations africaines modernes.
"Nous voulons, avec l’ENSA du Maroc, mettre en œuvre une coopération quantifiable et mesurable, qui puisse réellement impacter la modernisation de l’administration gabonaise"
a déclaré Dr Adèle Sabine Ilama Mombot épse Nguimbi. Parmi les axes explorés : l’accompagnement à la réforme de l’ENA gabonaise, l’échange d’étudiants, de formateurs, la recherche conjointe, mais aussi la création de nouvelles filières comme celle dédiée à l’administration territoriale.
Une dynamique sud-sud porteuse d’avenir
Ce mémorandum d’entente marque le début d’une collaboration structurée, qui va se décliner en actions concrètes. Des réunions bilatérales suivront pour établir un calendrier de travail, en fonction de la réactivité des équipes pédagogiques et administratives.
"Il faut démarrer avec une ou deux actions phares pour donner corps à ce partenariat"
a confié une source proche des négociations. Car au-delà de la signature, l’enjeu est clair : produire des résultats tangibles, visibles sur le terrain, en termes de formation, d’innovation pédagogique et de gouvernance.
Une ambition partagée pour l’excellence africaine
Ce partenariat fait référence à une Afrique qui investit dans son capital humain administratif, et qui s’appuie sur ses propres institutions pour atteindre l’excellence.
À travers le partage d’expériences, le transfert de compétences et des projets communs, nous voulons élever les standards de la fonction publique en Afrique"
a affirmé Dr Adèle Sabine Ilama Mombot épse Nguimbi.