tvplusafrique

Economie

UN POTENTIEL DE 280 MW

UN POTENTIEL DE 280 MW
Selon lui, « Comilog a investi dans le C2M. Avant l'investissement du C2M, il n’y avait pas suffisamment d'énergie pour pouvoir réaliser.

Lors de son passage sur Gabon Télévision ce 25 juin 2025, l’ancien ministre du Pétrole et du Gaz, Marcel Abéké, également ancien dirigeant de la Comilog, filiale du groupe français Eramet spécialisée dans l’extraction du manganèse, s’est longuement exprimé sur les enjeux de la transformation locale du manganèse au Gabon. Marcel Abéké est revenu sur les efforts passés pour rendre possible cette transformation sur le territoire national. Selon lui,


« Comilog a investi dans le C2M. Avant l'investissement du C2M, il n’y avait pas suffisamment d'énergie pour pouvoir réaliser. Donc comme on dit, c'est une question de volonté »


Il rappelle que cette volonté s’est exprimée à plusieurs niveaux, notamment à travers


« la volonté politique […] celle du président Omar Bongo à l'époque »


et un engagement industriel de la part des dirigeants d’Eramet. L’ancien ministre souligne la synergie entre l’État gabonais et les opérateurs privés :


« Il y a eu une coopération entre les deux parties. L'État gabonais a investi dans le Grand Poubara et puis Eramet a investi dans la partie industrielle »


Grâce à ces efforts conjoints, l’usine de transformation C2M a pu voir le jour et produire aujourd’hui du silico-manganèse.


Alors que les autorités gabonaises réitèrent leur volonté d’accélérer cette transformation dans les années à venir, Marcel Abéké estime que la vision n’est pas nouvelle :


« Ce sont des orientations qui ne datent pas d’aujourd’hui. […] Ce sont des orientations qui datent d’Omar Bongo, donc des années 70, et ça a été repris de manière constante par ses successeurs »


Il rappelle que la première grande réalisation dans ce domaine a été concrétisée en 2015, avec l’inauguration de l’usine de silico-manganèse. Pour autant, des efforts supplémentaires restent à fournir.


« Ce qu’il faut maintenant, c’est intensifier cette production pour faire en sorte que les quantités de brut puissent diminuer au profit des quantités transformées »


Il insiste :


« On intensifie en investissant un peu plus, en investissant un peu plus dans les usines de transformation. »


Le défi énergétique est également au cœur des préoccupations. Selon lui, la centrale hydroélectrique du Grand Poubara a été conçue pour répondre à ces besoins :


« Le Grand Poubara, quand il a été conçu, il a été conçu avec une production de 160 MW mais un potentiel de 280. […] À peu près la moitié serait à la disposition de Comilog pour ces usines »


Enfin, Marcel Abéké note que Comilog n’est pas seule dans cette dynamique.


« Il n’y a pas que Comilog. […] Il y a Nouvelle Gabon Mining et puis il y a les Chinois de Ndjolé qui eux aussi peuvent tout à fait rentrer dans cette perspective et investir dans la transformation »


Pour l’ancien ministre, le Gabon dispose aujourd’hui des bases nécessaires pour concrétiser cette ambition, à condition de renforcer les investissements industriels et de mettre à profit les infrastructures existantes.

Par Pamphile EBO

Top Articles