« DÉCISION HISTORIQUE »
À l’issue d’une conférence de presse tenue le 18 juin 2025, le collectif des populations déguerpies de l’Assemblée nationale a pris la parole pour partager, avec transparence, les résultats d’une audience tenue avec le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema.
Cette rencontre, qualifiée d’historique par les membres du collectif, estime comme avancée très importante dans leur combat. Un combat qu’ils affirment ne pas mener contre l’État, mais pour demander clémence et justice sociale face à une situation de détresse extrême.
Depuis plusieurs semaines, ces familles vivent dans le chaos. Leurs maisons ont été détruites, leurs repères anéantis, leur quotidien brisé. Pourtant, dans leur déclaration, ils reconnaissent un fait juridique indiscutable : la terre appartient à l’État, et beaucoup d’entre eux ne disposent pas de titres fonciers.
« Cela est un fait, nous l’assumons »
ont-ils déclaré avec lucidité
Mais au-delà de la légalité, le collectif en appelle à l’humanité. Car, affirment-ils, ce ne sont pas des squatteurs opportunistes, mais des familles installées parfois depuis des décennies, ayant bâti des quartiers de vie par l’effort, la patience et l’espoir.
Lorsque l'État a annoncé que seuls les détenteurs de titres fonciers seraient socialement accompagnés, un sentiment de peur, de douleur et d’abandon a envahi les rangs du collectif. Face à cette tempête, ils ont choisi la voie républicaine : le dialogue, le respect, mais aussi la fermeté. Ce choix a été entendu.
Un président à l’écoute
Les représentants du collectif ont été reçus par le Président de la République en personne. Un moment inoubliable :
« Oui, le Chef de l’État, avec la main sur le cœur, nous a reçus. Il a écouté attentivement chacun de nos mots »
Selon eux, Brice Clotaire Oligui Nguema a vu au-delà du droit et entendu la souffrance humaine derrière chaque doléance.
C’est à l’issue de cette audience que le Président de la République a pris une décision importante : toutes les personnes installées sur les terrains de l’État sans titre foncier, mais n’ayant jamais été indemnisées, seront désormais prises en compte dans l’accompagnement social. Une avancée qualifiée de juste, forte et courageuse par le collectif, qui y voit un acte de leadership véritable et de justice sociale.
Un comité pour concrétiser les promesses
Pour donner suite à cette décision, un comité de suivi a été créé. Il est présidé par le Vice-président de la République et comprend notamment :
la Présidente du Conseil économique, social et environnemental,
des représentants du ministère de l’Habitat,
la direction générale de l’ANUTTC,
le maire central de Libreville,
et une délégation du collectif.
Ce comité a pour mission de proposer, dans un délai de deux mois, un plan d’action détaillé à soumettre au président de la République. Il devra inclure des solutions de relogement, d’indemnisation et de réinsertion, avec une attention particulière pour les personnes âgées, les familles nombreuses et les cas sociaux les plus vulnérables.
Un message d’unité et d’espoir
À travers cette déclaration, le collectif a tenu à exprimer publiquement sa reconnaissance envers le Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema. Pour eux, cette décision est une preuve de proximité, de compassion et de respect de la dignité humaine. Ils ont également lancé un appel à toutes les personnes concernées : rester unies, disciplinées, éviter la division, et travailler en coordination avec les institutions pour mettre en œuvre les solutions annoncées. Le collectif conclut en réaffirmant son attachement aux valeurs de paix, de solidarité et de dialogue.