SOURCE D'INSTABILITÉ
Réunis dans les Rocheuses canadiennes, les dirigeants du G7 ont publié, lundi 16 juin, une déclaration conjointe appelant à la désescalade immédiate des tensions entre l’Iran et Israël. Une déclaration commune dans laquelle ils ont appelé à "protéger les civils" et réaffimer le droit d'Israël à "se défendre". Selon eux, "l'Iran est la principale source d'instabilité et de terrorisme dans la région".
Pointant directement du doigt Téhéran, les membres du G7 estiment que
"l’Iran est la principale source d’instabilité et de terrorisme dans la région"
Ils ont réitéré leur opposition à ce que la République islamique puisse un jour accéder à l’arme nucléaire.
"Nous avons toujours été clairs : l’Iran ne doit jamais disposer de l’arme atomique"
indique la déclaration.
Alors que les frappes se multiplient entre Israël et l’Iran pour la cinquième nuit consécutive, les dirigeants ont exhorté à un cessez-le-feu à Gaza et à une sortie diplomatique de la crise. La situation explosive a éclipsé les sujets initiaux du sommet, notamment la guerre en Ukraine et la transition énergétique.
Sur fond de guerre, le sommet a connu le départ précipité de Donald Trump. Le Président américain, fidèle à son imprévisibilité, a d’abord assuré qu’un "accord" serait trouvé entre Téhéran et Tel-Aviv, avant d’alerter sur son réseau Truth Social : "Tout le monde devrait évacuer Téhéran immédiatement." Il a quitté le sommet en hélicoptère lundi soir 16 juin 2025, évoquant "la gravité de la situation au Moyen-Orient", selon sa porte-parole.
L’absence du Président américain a entraîné l’annulation de plusieurs rendez-vous importants, dont une rencontre bilatérale avec Volodymyr Zelensky. Un revers pour les Européens, qui espéraient convaincre Washington de durcir les sanctions contre le pétrole russe. Mais Donald Trump, peu enclin à de nouvelles pressions contre Moscou, a balayé l’idée :
"Les sanctions, ce n’est pas si simple. Elles coûtent aussi cher à nos propres économies"
En marge du sommet, Emmanuel Macron a mis en garde contre une stratégie d'affrontement direct avec Téhéran :
"Penser qu’on peut sauver un pays contre lui-même avec des bombes est une erreur stratégique"