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BLANCHIMENT ET CORRUPTION

BLANCHIMENT ET CORRUPTION
L'information a été confirmée ce mercredi 11 juin 2025 par une source proche du dossier.

Pascaline Bongo, fille aînée de l’ancien président gabonais Omar Bongo et sœur d’Ali Bongo, se retrouve en porte-à-faux avec la justice française. Elle a été mise en examen en janvier 2025 à Paris en France, pour blanchiment de corruption passive par agent public étranger, dans le cadre d’une affaire qui remonte à 2009. L'information a été confirmée ce mercredi 11 juin 2025 par une source proche du dossier.


L’enquête, ouverte à la suite de la découverte de documents lors d’une perquisition en 2015, révèle que Pascaline Bongo aurait été bénéficiaire d’une structure offshore basée à Hong Kong. Cette entité aurait perçu des fonds d’une entreprise chinoise avant que le pactole ne transite vers des comptes bancaires aux États-Unis, détenus par elle, ses proches ou des sociétés à son nom. Au total, entre 10 et 11 millions de dollars auraient été blanchis via ce mécanisme complexe, échappant ainsi aux mailles du filet judiciaire pendant plus d'une décennie.


“D’un point de vue juridique, la mise en examen de Pascaline Bongo souligne la gravité des soupçons pesant sur elle. Le chef d’accusation – blanchiment de corruption passive – implique des flux financiers illicites dissimulés via des structures offshore, ce qui complexifie l’enquête. Malgré les critiques de la défense sur le manque de précisions, la justice semble disposer d’éléments suffisants pour instruire le dossier”


analyse un juriste gabonais.


Cette affaire éclaire d’un jour nouveau la gestion des finances liées à la famille Bongo, longtemps au pouvoir au Gabon. L’ancienne directrice de cabinet de son père puis haut représentant personnel d’Ali Bongo jusqu’en 2019, Pascaline Bongo semble aujourd’hui en conflit avec la loi, après des années au sommet du pouvoir gabonais. Sa chute vertigineuse intervient dans un contexte déjà sensible, quelques mois après le renversement d’Ali Bongo par le coup de la libération.


Son avocate, Me Corinne Dreyfus-Schmidt, dénonce un dossier « bancal » et évoque « un certain acharnement ». Elle critique l'absence de dates précises ou de contours clairs. Elle a saisi la chambre de l’instruction pour contester cette mise en examen. 


Entre 10 et 11 millions de dollars de fonds auraient pu ainsi être blanchis (entre 5 657 000 000 FCFA et 6 222 700 000)


Un autre inculpé figure dans ce dossier : l’ex-avocat de l’État gabonais, également mis en examen pour blanchiment de corruption passive. Ce dernier, contacté par la presse, a préféré garder le silence.


Déjà poursuivie dans l'affaire des biens mal acquis, où elle a été relaxée début 2024, mais dont le parquet a fait appel, Pascaline Bongo est dans de sales draps.


 


 


 


 

Par Pamphile EBO

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