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TOUTES LES PREUVES, LES CHÈQUES

TOUTES LES PREUVES, LES CHÈQUES
Ludovic Megne Ndong a déclaré qu’on peut retrouver la traçabilité. Le gouvernement saura qui a été relogé, qui a été indemnisé.

Lors d’un plateau spécial diffusé en direct sur Gabon 1ère ce 8 juin 2025, le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Cadastre, Ludovic Megne Ndong, s’est exprimé longuement sur la situation des habitants déguerpis des quartiers de Derrière l’Assemblée Nationale et de Plaine-Orety. Il a déclaré qu’on peut retrouver la traçabilité. Le gouvernement saura qui a été relogé, qui a été indemnisé. 


« Il y a eu des compensations, je peux même dire à plusieurs reprises »


Dès l'entame de l’entretien, le ministre Ludovic Megne Ndong a tenu à clarifier un point essentiel : les populations concernées ont bel et bien été indemnisées. 


« Oui, je tiens à vous affirmer qu’il y a eu des compensations, des indemnisations sur ces sites. Je peux même dire à plusieurs reprises »


a-t-il insisté.


Pour étayer ses propos, Ludovic Megne Ndong a évoqué l’intervention du cabinet de Maître Benga, avocat en charge de certaines opérations d’indemnisation.


« Avant de venir sur ce plateau, j’ai appelé le cabinet ici. Vous connaissez bien le cabinet de Maître Benga. Il a indemnisé les premiers occupants, derrière l’Assemblée. Il m’a dit qu’il avait toutes les preuves, les chèques, la traçabilité existe, elle existe bien »


a assuré le ministre de l'Habitat et de l'Urbanisme.


 


Mauvaise foi de certains, traçabilité confirmée par l’État


Le membre du gouvernement n’a pas esquivé les critiques portées par ceux qui affirment ne pas avoir été recensés ou indemnisés.


« Beaucoup ont été indemnisés, mais aujourd’hui ils ne reconnaissent plus l’avoir été. Certains ont revendu les terrains en dissimulant le fait qu’il s’agissait d’un projet de l’État. D’autres sont revenus occuper les lieux de manière illégale. C’est de la mauvaise foi »


a-t-il dénoncé.


Il a également rappelé que la traçabilité des versements effectués est bien établie, notamment pour les opérations datant des années 1985 à 1995.


« On peut retrouver la traçabilité. Nous savons qui a été relogé, qui a été indemnisé. La SNI a relogé certains à la Cité de la Base Accords, d’autres à la cité Alenakiri»


a-t-il souligné.


 


Un projet structurant pour Libreville


Le membre du gouvernement a précisé que les déguerpissements récents s’inscrivent dans le cadre du projet de construction de la Cité administrative et du boulevard Triomphal, une initiative


« bien circonscrite »


 touchant un périmètre de moins de 30 hectares, allant de derrière l’Assemblée nationale, les Eaux-et-Forêts à l’ambassade de Russie. Ce projet fait l’objet d’une déclaration d’utilité publique depuis avril 2021.


« Nous sommes sur une zone stratégique. On ne peut plus se permettre de laisser ce site dans l’informel »


a-t-il déclaré. Il a  ajouté que le nouveau gouvernement, sous l’impulsion du Président Brice Clotaire Oligui Nguema, est résolu à faire aboutir les projets en suspens :


« Ce ne sera plus des éléphants blancs. Ce projet verra le jour, et rapidement »


 


« La concertation existe, et elle a existé. Beaucoup ont été payés une fois, deux fois, trois fois »


Répondant à ceux qui dénoncent l'absence de dialogue avec les populations, Ludovic Megne Ndong a été catégorique :


« La concertation existe, monsieur. Dès lors qu’on indemnise, c’est qu’il y a eu concertation. On appelle les gens, on discute, on évalue, on paie. C’est ça, la concertation »


Il affirme avoir personnellement reçu les représentants des populations concernées.


« Moi-même, j’ai reçu le collectif. Je leur ai dit : vous avez été payés une fois, deux fois, trois fois. C’est le moment de partir. L’État va maintenant mettre en œuvre les projets »


 


Un appel à la responsabilité collective


Pour clore son intervention, le ministre Ludovic Megne Ndong a lancé un appel aux Gabonais :


« Ce n’est plus le Gabon d’avant. C’est le Gabon de la réalisation des projets. Nous devons maintenant nous conformer aux règles et à la norme »


Selon lui, il est temps que les citoyens reconnaissent les efforts fournis par l’État et accompagnent le mouvement de transformation engagé.


 

Par Pamphile EBO

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