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SÉCURITÉ

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À l’heure où les routes deviennent de véritables zones à haut risque, la sécurité routière n’est plus un simple sujet de débat : elle est devenue une urgence nationale.

À l’heure où les routes deviennent de véritables zones à haut risque, la sécurité routière n’est plus un simple sujet de débat : elle est devenue une urgence nationale. C’est dans ce contexte angoissant que s’est tenue une réunion très importante entre le directeur général de la sécurité routière, le Colonel Jean Baptiste Mayombo, et les principaux acteurs du secteur. Les échanges francs ont été symbolisés par une volonté de synergie et un ras-le-bol général face à une situation qui n’a que trop duré.


« Avec les routes en travaux, les accidents ne cessent d’augmenter. Malgré nos campagnes de sensibilisation, certains continuent de braver les interdits. Le compte à rebours a commencé : il faut passer à la vitesse supérieure »


a prévenu le colonel Jean-Baptiste Mayombo. Un véritable pavé dans la mare qui traduit le rejet d’une politique qui, jusqu’ici, semble être restée lettre morte.


Les chiffres sont accablants, les drames se succèdent, et les appels à la vigilance peinent à produire des effets durables. C’est pourquoi les participants ont unanimement reconnu la nécessité de travailler la main dans la main pour inverser la tendance. Jean-Christophe Ricardo, président du SAG, a affirmé vouloir transmettre rapidement le message de prévention à l’ensemble de ses partenaires, signe d’une volonté de cohésion.


"Nous avons eu l'occasion d'écouter monsieur le directeur général qui nous a sensibilisé aux risques routiers. Nous avons bien compris ce message et nous allons transmettre rapidement à l'ensemble de nos partenaires ce message pour que tous le comprennent''


Mais certains ont été plus incisifs. Jean-Robert Menie, président du Sylteg, est monté au créneau pour fustiger les approches jugées trop laxistes.


« Il faut aller au-delà de la sensibilisation. Il est temps d’imposer des limitations de vitesse, de mettre en place des sanctions fermes, et pourquoi pas, suspendre les permis. Aujourd’hui, continuer sur cette voie serait un choix de piètre qualité, au grand dam des victimes de la route »


Face à une situation inquiétante, la rencontre a permis de tirer la sonnette d’alarme. Un engagement solide a été pris : des campagnes conjointes seront bientôt lancées, ciblant particulièrement les axes à haut risque. Cette mobilisation reflète une volonté d’agir en symbiose pour enrayer une spirale infernale. Si certains avaient pu craindre que l’administration jette l’éponge, cette initiative prouve que l’action collective est encore possible. Car la sécurité routière, aujourd’hui plus que jamais, est l’affaire de tous.


 


 


 


 


 

Par Pamphile EBO

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