CATHÉDRALE
La cathédrale Notre-Dame de l’Assomption Sainte-Marie, l’un des emblèmes du patrimoine religieux gabonais, a fermé ses portes jusqu’à nouvel ordre. La décision, annoncée par voie de communiqué, a été prise par l’abbé Jean David Ndanga Mbome Ndong. En cause : l’état préoccupant du plafond, devenu un véritable danger pour les fidèles.
« C’est un choix, il faut l’admettre, difficile mais nécessaire »
confie l'abbé Jean David Ndanga Mbome Ndong, au micro de TV+Afrique. L’édifice, construit en 1958, montre des signes évidents de fatigue structurelle. Les premières expertises techniques, menées par une entreprise spécialisée, ont confirmé le pire : le plafond présente un risque d’effondrement.
« Le plafond représente un danger, un danger réel pour les fidèles et les visiteurs »
insiste l’abbé.
Pour autant, la vie spirituelle ne s’arrête pas. Les cultes sont désormais déplacés vers des lieux alternatifs.
« Aujourd’hui, nous célébrons dans l’ancienne cathédrale. Elle est certes beaucoup plus petite, mais nous nous adaptons »
explique le prêtre. Dès demain, deux messes seront organisées simultanément : l’une à la grotte mariale, l’autre dans l’ancienne cathédrale. Le week-end, la grande cour du presbytère, lieu symbolique de la vie catholique au Gabon, sera mise à contribution.
Si la fermeture de la cathédrale Sainte-Marie est un coup dur pour les paroissiens, elle est aussi l’occasion de réfléchir à l’avenir de ce lieu chargé d’histoire.
« Cette cathédrale croule visiblement sous le poids de l’âge »
constate l’abbé. Malgré plusieurs tentatives de rénovation au fil des décennies, une réhabilitation en profondeur semble désormais inévitable.
En attendant une solution durable, les fidèles sont invités à faire preuve de patience et de solidarité. L’abbé conclut :
« Nous mettons tout en œuvre pour garantir la sécurité de chacun, dans la foi et la responsabilité »