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RENOUVELLEMENT

RENOUVELLEMENT
Paskhal Nkoulou, représentant de la jeune génération, a plaidé pour un renouvellement des acteurs politiques.

Le plateau de TV+Afrique a récemment accueilli un échange animé entre deux figures politiques gabonaises : Pierre Claver Manganga Moussavou et Paskhal Nkoulou. Le thème du débat : "Loi sur les partis : quand la vieille garde dicte sa loi ?", a mis en lumière les tensions intergénérationnelles au sein de la classe politique, à l’heure où se prépare une réforme majeure de la législation encadrant les partis politiques au Gabon.


Paskhal Nkoulou, représentant de la jeune génération, a plaidé pour un renouvellement des acteurs politiques. Selon lui, la réforme en cours ne doit pas uniquement être pilotée par ceux qui, depuis des décennies, monopolisent l’espace politique.


"Il faut intégrer des jeunes intellectuels capables de représenter la nouvelle classe politique"


a-t-il insisté, proposant que des figures émergentes puissent siéger au sein du comité de 30 membres chargé d’étudier le projet de loi.


Face à lui, Manganga Moussavou a défendu le principe de sélection basé sur l’expérience et la représentativité parlementaire.


"Ceux qui ont consacré leur vie à la politique, qui ont eu une présence continue à l’Assemblée ou au Sénat, doivent être privilégiés"


a-t-il affirmé, citant les partis historiques comme le PDG ou le PSD, présents sans discontinuer depuis les débuts du multipartisme en 1991.


Pierre Claver Maganga Moussavou a rappelé que malgré ses victoires électorales, le PDG n’a jamais vu son secrétaire général accéder à la primature, illustrant selon lui le décalage entre influence partisane et réalité du pouvoir. Il a souhaité que soient privilégiés la présence parlementaire, les élus locaux, la participation active à la vie politique. Paskhal Nkoulou a mis en avant l’importance d’ouvrir la porte à de nouvelles figures, tout en respectant l’héritage politique de ceux qui ont façonné le système.


Entre l’appel à une nouvelle classe politique défendue par Paskhal Nkoulou  et la volonté de préserver les "meilleurs combattants" prônée par Pierre-Claver Manganga Moussavou, la réforme sur la création et le fonctionnement des partis politiques ne sera pas une sinécure. 




Par Pamphile EBO

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