tvplusafrique

International

OFFICIERS DONT 3 GÉNÉRAUX, ACCUSÉS D'AVOIR FUI LES COMBATS DANS L'EST : PROCÈS RENVOYÉE AU 20 MARS

OFFICIERS DONT 3 GÉNÉRAUX, ACCUSÉS D'AVOIR FUI LES COMBATS DANS L'EST : PROCÈS RENVOYÉE AU 20 MARS
En raison de la complexité du dossier, la Haute Cour a décidé de renvoyer la prochaine audience au 20 mars 2025.

La Haute Cour militaire de Kinshasa/Gombe a officiellement entamé ce jeudi 13 mars 2025 le procès des hauts responsables militaires et policiers accusés d'avoir fui les combats à Goma, dans la province du Nord-Kivu. Ce procès, très attendu, est une étape importante dans le processus de responsabilisation des dirigeants militaires et de l'application de la discipline au sein des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et de la police nationale.


Lors de l’audience, le greffier a procédé à l’identification des prévenus, tandis que la Cour a informé chacun d’entre eux des faits et infractions qui leur sont reprochés. En raison de la complexité du dossier, la Haute Cour a décidé de renvoyer la prochaine audience au 20 mars 2025. 


Cinq personnalités de haut rang se trouvent sur le banc des accusés dans cette affaire. Parmi elles, le vice-gouverneur intérimaire du Nord-Kivu, le commissaire divisionnaire Ekuka Lipopo Romuald, ainsi que les généraux Alengbia Nyitetessya Nzambe Dieu Gentil, Yangba Tene Danny et Lupembe Mobenzo Papy. Le commissaire divisionnaire adjoint Mukuna Ntumba Eddy, quant à lui, occupe un poste de conseiller du gouverneur en charge de la sécurité publique et de l'ordre.


Ces responsables sont jugés pour plusieurs infractions graves, notamment la lâcheté face à l'ennemi, la perte de matériel militaire, l’incitation de militaires à commettre des actes contraires au devoir et à la discipline, ainsi que la violation des consignes de combat. Ces accusations font écho aux événements dramatiques survenus lors des derniers affrontements à Goma, où l’ampleur de la défaite et la fuite des responsables militaires ont choqué tant l’opinion publique que les institutions nationales.


Le procès de ces officiers supérieurs s’inscrit dans un contexte particulièrement sensible, où les autorités congolaises cherchent à restaurer la confiance au sein des FARDC et de la police nationale, deux institutions essentielles de la sécurité du pays. Le renforcement de la discipline militaire et la responsabilisation des hauts responsables dans des situations de crise sont des enjeux majeurs pour la stabilité du pays, en particulier dans la région du Kivu, où les conflits armés sont récurrents et où l’autorité de l’État peine à s’imposer.


Le renvoi de l’audience au 20 mars permettra aux avocats des prévenus de préparer leurs plaidoiries et d'analyser les éléments du dossier. 


 

Par Pamphile EBO

Top Articles