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RÉUNION DES CHEFS D'ÉTAT DE LA SADC ET DE L'EAC POUR DISCUTER DU CONFLIT DANS L'EST DE LA RDC

RÉUNION DES CHEFS D'ÉTAT DE LA SADC ET DE L'EAC POUR DISCUTER DU CONFLIT DANS L'EST DE LA RDC
Les chefs d'État des pays de l’EAC (Communauté de l’Afrique de l’Est) et de la SADC (Communauté de Développement de l’Afrique Australe) se retrouveront ce samedi 8 février 2025, à Dar es Salaam, en Tanzanie.

Les chefs d'État des pays de l’EAC (Communauté de l’Afrique de l’Est) et de la SADC (Communauté de Développement de l’Afrique Australe) se retrouveront ce samedi 8 février 2025, à Dar es Salaam, en Tanzanie, pour tenter de résoudre la crise persistante dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC). Après plusieurs mois de médiations parallèles menées par les deux blocs régionaux, l’heure est désormais à la concertation et à l’unité pour chercher une solution durable.



Le Président du Kenya et président en exercice de l’EAC, William Ruto, a annoncé la participation de ses homologues congolais et rwandais à ce sommet capital. Cette rencontre intervient après une série d'efforts diplomatiques menés ces derniers jours. Vendredi 7 février 2025, les ministres des Affaires étrangères des deux organisations régionales ont d'abord tenté de mettre en place des points de convergence avant cette rencontre décisive.





Pour que ces discussions soient couronnées de succès, la présidence congolaise a clairement défini ses attentes. La RDC exige un cessez-le-feu immédiat, le retrait du M23 et des forces rwandaises de son territoire, ainsi que la réouverture de l’aéroport de Goma. Mais plus encore, Kinshasa réclame la rétrocession de la ville de Goma aux autorités légitimes congolaises et, sur un point particulièrement sensible, la condamnation publique du Rwanda pour son implication présumée dans le conflit.



C’est sur ce dernier point que les deux organisations régionales peinent à s’entendre. La Communauté économique des États d’Afrique centrale (CEEAC), réunie vendredi 7 février à Malabo, a fermement condamné le M23 ainsi que son allié rwandais. La position était déjà partagée la semaine précédente par la SADC. Cependant, au sein de l’EAC, l’unité semble plus difficile à atteindre.




"Il y a des acteurs directement impliqués dans le conflit"




confie une source proche de la délégation burundaise. Celle-ci souligne la nécessité de se concentrer sur le respect de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de la RDC, sans tomber dans des accusations ouvertes. D’ailleurs, l’ancien Président kényan, Uhuru Kenyatta, médiateur du processus de Nairobi, a appelé jeudi 6 février 2025 à un dialogue rapproché entre la RDC et le Rwanda, tout en évitant de condamner explicitement Kigali.





De son côté, la capitale congolaise affiche un optimisme prudent.




"Les signaux que nous recevons sont encourageants"




a déclaré Tina Salama, porte-parole du Président Félix Tshisekedi. Elle rappelle les condamnations successives du Rwanda par la SADC et la CEEAC, ainsi que l’adoption d’une résolution au Conseil des droits de l’homme de l’ONU demandant la création d’une commission d’enquête sur la situation dans le Nord-Kivu.



Néanmoins, comme le conclut Tina Salama,




"les lignes bougent sur le plan diplomatique"




mais l’issue de ces négociations dépendra de la capacité des acteurs régionaux à dépasser leurs divergences.




"Le coupable est connu"




ajoute-t-elle.




"Il est possible d’arrêter cela avant que la situation n’embrase toute la sous-région"




Ce sommet à Dar es Salaam est une nouvelle lueur d’espoir pour des millions de Congolais en quête de paix.



 

Par Pamphile EBO

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