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MENACE DE BLOCAGE DES COURS ET TRIBUNAUX DE JUSTICE

MENACE DE BLOCAGE DES COURS ET TRIBUNAUX DE JUSTICE
Le Syndicat national des greffiers (Synagref) menace de paralyser les cours et tribunaux du Gabon. Lors de son assemblée générale du 22 novembre 2024, le syndicat a exprimé son mécontentement face à l'inaction gouvernementale sur quatre points cruciaux

Le Syndicat national des greffiers (Synagref) menace de paralyser les cours et tribunaux du Gabon.  Lors de son assemblée générale du 22 novembre 2024, le syndicat a exprimé son mécontentement face à l'inaction gouvernementale sur quatre points cruciaux : le statut particulier des greffiers, les affectations, l'uniforme et la délivrance des cartes professionnelles.



Faisant d’une pierre deux coups, cette rencontre marquait également le début de l'année syndicale 2024-2025. Au cours de cette rentrée, les greffiers ont évalué négativement la situation actuelle.  Le président du Synagref, Christ Ndong, a annoncé la décision de lancer un préavis de grève de six mois, et de saisir le ministère de la Justice pour engager des négociations.



Le Synagref a clairement signifié son intention de bloquer les activités judiciaires dans tout le pays, si le gouvernement ne répond pas rapidement aux demandes urgentes. 




“Nous ne nous reconnaissons pas dans la nouvelle modification du statut particulier des greffiers” 




a indiqué Christ Ndong.



Les points en suspens concernent notamment la reconnaissance d'un statut professionnel spécifique aux greffiers, ainsi que la gestion des affectations, l'uniforme exigé lors des audiences et la lente délivrance des cartes professionnelles.



Les greffiers gabonais sont confrontés à une série de problèmes administratifs qui risquent de paralyser le système judiciaire. Le syndicat accuse le ministère de la Justice de violations de la loi concernant les affectations et les promotions des greffiers, qui ne seraient pas passées par la Commission administrative paritaire (CAP).  Cette situation, selon le syndicat, soulève des questions cruciales sur la légalité des décisions prises.  Le greffier Me Ndong Christ Ghislain s'interroge sur la base juridique des affectations et menace de saisir le Conseil d'Etat pour annuler les décisions problématiques si la situation persiste. 



Par ailleurs, le manque de costumes d'audience, pourtant garanti par la loi, est un autre point d'achoppement.  Les greffiers dénoncent une négligence inacceptable, notamment l'usage d'une seule toge dans certaines juridictions.  L'absence de dotation en toges, malgré les demandes répétées, compromet la dignité du service public.  Des exemples concrets, comme le partage d'une seule toge héritée d'un magistrat décédé à la Cour d’appel de Port-Gentil, soulignent la gravité de la situation. La délivrance des cartes professionnelles, essentielle pour l'exercice de leur métier, est bloquée.  Des machines d'impression ayant été acquises, les greffiers sont dans l'attente incertaine de leur distribution.  Les greffiers semblent déterminés à agir si leurs préoccupations ne sont pas résolues. 



Le préavis de grève pourrait être déposé dès lundi 25 novembre 2024, au ministère de la Justice, selon les déclarations de Christ Ndong.  Ce préavis de grève pourrait mettre en péril la continuité du fonctionnement des cours et tribunaux gabonais.





 

Par Pamphile EBO

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