POTASSE : LE MINISTRE DES MINES ANNONCE L'EXPLOITATION PROCHAINE D'UN GISEMENT MAJEUR À MAYUMBA, AVEC DES MILLIERS D'EMPLOIS À LA CLÉ
Le Gabon veut transformer son sous-sol en emplois. C'est le message porté par le ministre des Mines et des Ressources géologiques, Sosthène Nguema Nguema, dans une déclaration citée par le quotidien L'Union du 3 novembre 2026.
Le ministre y défend le projet central du gouvernement, la transformation locale des ressources minières pour capter davantage de valeur sur place.
Banio-Mayumba, un gisement d'envergure continentale
Selon le ministre, le Gabon détiendrait dans la zone de Banio-Mayumba, au sud du pays, une réserve majeure de potasse, un minerai stratégique pour la fabrication d'engrais agricoles.
Le volume exact est encore en cours de certification. Selon Forbes Africa du 11 mai 2026, une étude de faisabilité menée par la société canadienne Millennial Potash a toutefois identifié plus de 6 milliards de tonnes sur seulement 5 % d'une concession de 1 500 km². Le magazine ajoute que les réserves nationales pourraient dépasser 10 milliards de tonnes, ce qui ferait du bassin gabonais l'un des plus prometteurs au monde.
Selon La Une Media Gabon du 1er novembre 2026, qui cite le président de Millennial Potash, Farhad Abasov, le projet pourrait produire à terme entre 1 et 1,2 million de tonnes par an. À ce niveau, il couvrirait à lui seul près de 60 % de la consommation africaine de potasse.
La doctrine, transformer localement
« Le projet central, c'est la transformation locale, pour capter davantage de valeur, créer des emplois et augmenter les recettes fiscales », affirme le ministre dans L'Union.
Cette doctrine rompt avec le modèle d'exportation brute. Pour la potasse comme pour le manganèse ou le fer de Bélinga, l'objectif affiché est le même, ne plus vendre la roche, mais la transformer au Gabon.
Des milliers d'emplois annoncés
Le volet social est au cœur de l'annonce. Selon le ministre, l'exploitation créera des milliers d'emplois directs et indirects.
Le calendrier se précise. Selon La Une Media Gabon, la conversion du permis d'exploration en permis d'exploitation est prévue début 2027, pour un démarrage du chantier fin 2027. Les premières tonnes sont attendues entre 2029 et 2030.
Le projet bénéficie déjà d'un soutien américain, selon la même source, l'agence américaine de financement du développement (DFC) a investi 3 millions de dollars dans l'étude de faisabilité définitive.