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GABON/ÉCONOMIE, LE PNCD ALERTE SUR LES RISQUES BUDGÉTAIRES ET LES RETARDS D'EXÉCUTION

GABON/ÉCONOMIE, LE PNCD ALERTE SUR LES RISQUES BUDGÉTAIRES ET LES RETARDS D'EXÉCUTION
Le PNCD 2026-2030 vise 6,5 % de croissance moyenne, mais alerte sur les recettes publiques, la dette et la lenteur d'exécution des investissements au Gabon.

Le Plan national de croissance et de développement (PNCD) 2026-2030 fixe au Gabon un objectif de croissance moyenne de 6,5 % sur cinq ans. Mais le document lui-même met en garde contre plusieurs risques qui pourraient compromettre cette trajectoire, des recettes publiques insuffisantes, des projets en retard et une exécution des investissements trop faible.


Des recettes publiques incertaines


Le premier risque tient à la capacité de l'État à mobiliser les ressources prévues. Selon le PNCD, les recettes inscrites dans la loi de finances 2026 pourraient ne pas être entièrement encaissées, ce qui réduirait les moyens disponibles pour financer les investissements.


Le plan table sur un déficit budgétaire de 6 % du produit intérieur brut (PIB) en 2026, avec l'objectif de le ramener sous 3 % à partir de 2029.


Pour y parvenir, le Gabon devra renforcer ses recettes hors pétrole et maîtriser ses dépenses de fonctionnement. Sans cela, l'endettement pourrait dépasser les prévisions.


Un taux d'exécution des investissements à améliorer


Trouver des financements ne suffit pas à faire sortir les projets de terre. D'après le PNCD, le taux d'exécution du Programme d'investissements publics tourne historiquement autour de 50 %. Le gouvernement veut le porter à plus de 90 %.


Pour cela, le document recommande de mieux préparer les projets, de choisir les priorités avec rigueur et de renforcer le suivi des chantiers.


Il insiste en particulier sur la gouvernance, sans amélioration de la gestion publique, « l'ensemble du cadre macroéconomique projeté devient irréalisable ».


Investir davantage ne suffit pas


Le plan met aussi en garde contre des investissements qui n'auraient pas les retombées attendues. Des dépenses importantes, sans gains suffisants en production et en activité, pourraient limiter les recettes fiscales et fragiliser le financement des projets futurs.


L'énergie et les infrastructures sont les secteurs les plus exposés. Les retards qui s'y accumulent peuvent freiner le développement des entreprises et ralentir la diversification de l'économie.


Le PNCD ne conclut pas à l'échec du programme, mais rappelle que sa réussite dépendra des ressources réellement mobilisées, de la qualité des investissements et du respect des délais.

Par Hylane Okomo

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