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DU BASSIN DU CONGO

DU BASSIN DU CONGO
Bassin du Congo, protéger forêts et droits des communautés locales.














Le financement climatique au cœur des échanges à Libreville. La préservation des forêts du bassin du Congo et la défense des droits des populations qui en dépendent constituent les principaux enjeux de la troisième conférence régionale des organisations de la société civile, ouverte à Libreville. Pendant deux jours, des représentants institutionnels, des organisations non gouvernementales et des acteurs communautaires se réunissent pour réfléchir aux stratégies de conservation de la biodiversité et aux mécanismes de financement climatique.



Les discussions portent notamment sur la reconnaissance des droits des communautés locales, la protection de leurs moyens de subsistance et leur implication dans les décisions relatives à la gestion des ressources forestières.



Les participants rappellent que la conservation durable des écosystèmes ne peut se faire au détriment des populations riveraines.



« Le thème de cette 3e édition est assez révélateur et nous rappelle que nous ne pouvons pas préserver durablement nos forêts sans reconnaître les droits des populations qui en dépendent, protéger leurs moyens de subsistance et garantir leur participation effective aux décisions qui concernent leur territoire ».



Les communautés locales, actrices incontournables de la conservation



Pour les populations rurales, la forêt représente un véritable pilier économique, social et culturel. Au-delà de ses fonctions écologiques, elle fournit des ressources alimentaires, des médicaments traditionnels et des revenus indispensables aux familles.



« Pour nous, communauté, la forêt est notre tout. Elle constitue une source de nourriture, de médicaments traditionnels et même de revenus. Elle représente également une partie importante de notre identité culturelle et de notre patrimoine ».



De son côté, Greenpeace Afrique insiste sur la nécessité de rendre les financements destinés à la conservation plus accessibles, tout en renforçant la transparence et l'inclusion dans les mécanismes de gouvernance.



Vers des engagements traduits en actions concrètes



Cette approche trouve également un écho auprès des autorités gabonaises, qui soulignent l'importance d'une gestion responsable des ressources forestières.



« La protection du bassin du Congo est indissociable de la participation active de ces gardiens, d'une gouvernance rigoureuse et un financement juste, accessible et transparent. Ce bassin est bien plus qu'un ensemble des forêts tropicales. C'est un régulataire climatique mondial et un espace de vie pour des millions de personnes ».



Le ministre des Eaux et Forêts, Maurice Ntossui Allogo, a appelé les participants à formuler des propositions concrètes.



« J'invite chacun à formuler des recommandations précises et des actions prioritaires. Unissons nos forces pour que nos engagements se traduisent en résultat tangibles pour nos forêts et nos populations, pour nos forêts et nos communautés ».













Par Pamphil

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