JUSTICE POUR LES DÉGUERPIS
Le  
73
Pays: Gabon
Libreville subit une transformation urbaine historique visant à moderniser la capitale gabonaise.
L'affirmation de la légalité et de l'État de droit
Contrairement aux rumeurs d'arbitraire colportées ici et là, les opérations de démolition menées à Libreville s'inscrivent dans un respect scrupuleux des lois républicaines. Le gouvernement gabonais fonde la totalité de ses interventions sur un arsenal juridique solide, notamment la Loi n° 6/61 du 10 mai 1961 réglementant l’expropriation pour cause d’utilité publique et le Code de l'Urbanisme. Chaque grand chantier routier fait systématiquement l’objet d’un décret de Déclaration d’Utilité Publique (DUP) examiné et validé en Conseil des ministres. Cette procédure garantit une transparence totale et offre un cadre institutionnel indiscutable, prouvant que l’État agit avec méthode, droiture et justice, en mettant systématiquement le droit au cœur de la refondation nationale.
La fin de l'impunité face à l'occupation anarchique
Pendant plusieurs décennies, l'absence de régulation stricte a favorisé une occupation sauvage du domaine public, privant les Gabonais de leurs propres espaces communautaires. Des commerces de fortune, des habitations informelles et des extensions privées ont progressivement colonisé les trottoirs et les emprises routières indispensables à la collectivité. En lançant ces libérations foncières d'envergure, le gouvernement tape du poing sur la table et siffle la fin de la récréation. Il s'agit d'un acte de restauration de l'autorité de l'État indispensable pour faire respecter le bien commun. Le domaine public, par définition inaliénable, est enfin restitué à ses véritables bénéficiaires. L'ensemble du peuple gabonais.
Un remède de choc contre la paralysie du trafic routier
Le calvaire quotidien des embouteillages chroniques à Libreville constitue un frein majeur pour l’économie nationale et une source permanente de stress pour les travailleurs. Face à cette asphyxie urbaine, les autorités ont validé des projets d'infrastructures d’une largeur historique, imposant des emprises libérées de 30 à 80 mètres pour l'aménagement de voies rapides modernes en 2x2 voies. Les démolitions planifiées sur les axes stratégiques, comme le tronçon entre le Dispensaire d’Okala et le Sangel, ou encore la liaison Lac Bleu – Diba Diba, constituent le passage obligé pour concrétiser ce sursaut routier. Le gouvernement applique ici un remède de choc pour fluidifier durablement la circulation dans la capitale.
La salubrité publique et la prévention des risques climatiques
À l’approche des saisons de grandes pluies, Libreville subissait régulièrement des inondations dévastatrices, causées en grande partie par des constructions anarchiques obstruant les canaux naturels d’évacuation des eaux. En procédant à la destruction des bâtis érigés illégalement dans les zones non constructibles, les bassins versants et les marécages, le gouvernement pose un acte de salubrité publique vital. Cette politique préventive rigoureuse vise directement à protéger les populations contre les catastrophes naturelles et à éradiquer les risques d'épidémies. C'est une démarche responsable qui privilégie la préservation des vies humaines et la création d'un environnement urbain sain, propre et parfaitement assaini.
L'éradication de l'insécurité et des zones de non-droit
L'extension incontrôlée des quartiers spontanés avait progressivement donné naissance à de véritables poches d'insécurité au cœur de la capitale gabonaise, compliquant l'accès des forces de l'ordre. Les restructurations urbaines en cours permettent de démanteler ces zones de non-droit qui servaient parfois de refuge à la criminalité. En ouvrant de grandes voies de communication et en réorganisant l'espace, l'exécutif réintroduit les services de l'État, l'éclairage public et la sécurité de proximité au bénéfice direct des riverains. Ces démolitions ciblées constituent ainsi un pilier central de la stratégie gouvernementale pour garantir la paix sociale et la protection de chaque citoyen.
Un gouvernement humaniste doté d'une conscience sociale
Loin de se limiter à une action purement matérielle ou répressive, le pouvoir démontre une sensibilité sociale remarquable à travers le déploiement de mesures d’accompagnement inédites. Pour amortir le choc des relogements, en particulier pour les familles touchées sur l'axe Okala, l'État a mis en place des enveloppes d'indemnisation et d'aide financière directe. De plus, pour ne pas pénaliser la jeunesse, des guichets de transfert scolaire d'urgence ont été instaurés afin de garantir la continuité pédagogique des enfants. Cette démarche prouve la dimension profondément humaniste d'un gouvernement qui refuse de sacrifier le bien-être social de sa population sur l'autel du développement.
La vision d'une métropole durable et planifiée
Les opérations actuelles marquent une rupture définitive avec les politiques de court terme qui ont caractérisé la gestion urbaine du passé. Le gouvernement pose aujourd'hui les fondations d'un Grand Libreville projeté vers l'avenir, pensé selon les standards internationaux de la planification urbaine. En libérant massivement le foncier, l'État s'assure que les futures extensions intègrent dès le départ les réseaux d'eau potable, l'électricité, la fibre optique et les transports collectifs. Cette vision d'une ville durable permet d'anticiper la croissance démographique et d'empêcher durablement le retour des habitations précaires grâce à une gestion rationnelle du territoire.
L'intégration foncière et la dignité citoyenne
L'un des plus grands succès de cette campagne d'aménagement réside dans la régularisation foncière offerte aux populations déplacées. En réinstallant les ménages déguerpis sur des sites préalablement viabilisés par l'État, à l'instar de la zone de Malibé dans la commune d'Akanda, le gouvernement transforme une situation de vulnérabilité en opportunité. Les citoyens, qui vivaient autrefois sous la menace constante du statut d'occupant informel, accèdent enfin à des parcelles sécurisées et légitimes. Cette politique d'intégration redonne toute sa dignité à la famille gabonaise, qui bénéficie désormais d'un cadre de vie stable, structuré et protégé par les institutions de la République.
Le rayonnement international et l'attractivité économique
La capitale est le miroir d'une nation, la première vitrine qu'un pays offre au reste du monde et aux partenaires extérieurs. En menant ces réformes urbaines audacieuses, le gouvernement gabonais envoie un signal fort de sérieux, de rigueur et de modernité à la communauté internationale. Une métropole désengorgée, sécurisée et dotée d'infrastructures de premier ordre est un aimant indispensable pour capter les investissements directs étrangers. À travers la transformation de Libreville, c'est toute la crédibilité économique du Gabon qui se trouve renforcée, ouvrant la voie à une croissance durable et à la création d'emplois pour les générations futures.
Détresse humaine
Malgré les mesures d'accompagnement, la réalité du terrain reste marquée par une profonde détresse humaine. Avec chaque mur abattu se brisent des décennies de souvenirs, de sacrifices et de vie de quartier. Contraintes de quitter l'immédiateté de leur quotidien en pleine année scolaire, de nombreuses familles se retrouvent désemparées face à la perte brutale de leurs repères. C'est souvent les larmes aux yeux et le cœur lourd que les populations chargent à la hâte leurs effets personnels dans des camions de fortune. Ce déracinement forcé engendre des traumatismes réels, illustrant le coût social douloureux de cette modernisation urbaine.
Des milliards de FCFA
Ces opérations de modernisation représentent un investissement budgétaire majeur et chiffré pour l'État gabonais. Pour atténuer le coût social des chantiers routiers du Grand Libreville, le gouvernement déploie des enveloppes de plusieurs millions et milliards de FCFA.
Récemment, le ministère de l'Habitat a mobilisé 560 millions de FCFA pour indemniser 79 familles d'Akémi-Ndjogoni et de la Baie des Cochons, complétés par 312 millions de FCFA pour le secteur de Nkoltang. Pour le projet routier reliant Jeanne-Ébori à Diba-Diba, l'État prévoit une enveloppe d'environ 3 milliards de FCFA destinée au dédommagement des personnes touchées, un effort soutenu par un budget du Logement en hausse à 10,58 milliards de FCFA au Projet de Loi de Finances 2027.