tvplusafrique

Politique

CHAMBRIER REÇOIT L'ORDRE

CHAMBRIER REÇOIT L'ORDRE
Libreville accueille le 15e congrès des architectes d'Afrique sur l'urbanisme.

 






Le vice-président de la République, Alexandre Barro Chambrier, a reçu en audience le bureau du Conseil national de l’Ordre gabonais des architectes (OGA), conduit par son président, Hermès Allogho-Eko. Au centre des échanges. L'organisation du 15e congrès de l’Union des architectes d’Afrique, prévu du 30 novembre au 5 décembre à Libreville, ainsi que les défis liés à la préservation du patrimoine architectural et au développement urbain.



Libreville, carrefour de l’architecture africaine



La capitale gabonaise s’apprête à accueillir un rendez-vous majeur pour les professionnels de l’architecture du continent. Le 15e congrès de l’Union des architectes d’Afrique réunira des architectes issus d’une quarantaine de pays, autour des enjeux et des perspectives de l’architecture africaine.



Cette rencontre intervient dans un contexte marqué par les mutations urbaines et infrastructurelles de Libreville. Elle offrira aux participants un cadre d’échanges sur les pratiques architecturales, les politiques d’aménagement du territoire et les solutions adaptées aux réalités des villes africaines.



Lors de l’audience accordée au bureau de l’OGA, les représentants de l’Ordre ont présenté les grandes lignes de cet événement au vice-président de la République. Au-delà de son caractère professionnel, le congrès constitue une occasion de mettre en lumière les défis auxquels le secteur de l’architecture est confronté au Gabon, notamment en matière de conservation du patrimoine et de modernisation des espaces urbains.



Préserver le patrimoine architectural gabonais



Au cours des échanges, la question de la protection du patrimoine architectural local a occupé une place importante. Pour les architectes gabonais, la préservation des édifices et des caractéristiques architecturales héritées du passé nécessite un cadre juridique clair, ainsi qu’un mécanisme institutionnel capable d’en assurer l’identification et la conservation.



«Nous souhaitons qu'il y ait un texte de loi et un organe qui puisse coordonner l'identification, la préservation et la conservation du patrimoine architectural local. Ailleurs, dans d'autres pays, c'est quelque chose qui existe au Gabon. Nous n'avons pas clairement un texte qui nous permet de l'identifier. Il faut préserver ce patrimoine. Donc tradition et modernité sont des choses qu'on arrive à jumeler mais il y a des éléments qu'il faut préserver en amont pour pouvoir justement les intégrer dans la modernité».



Cette démarche vise à concilier les exigences du développement contemporain avec la sauvegarde de l’identité architecturale nationale. Elle pose également la question de la transmission du patrimoine aux générations futures, dans un environnement où les besoins en infrastructures et en logements continuent d’évoluer.



L’accessibilité, un autre défi du développement urbain



Les discussions ont également porté sur l’accessibilité des bâtiments aux personnes à mobilité réduite. Le président de l’Ordre gabonais des architectes a réaffirmé l’engagement de son institution en faveur de la mise aux normes des constructions anciennes et nouvelles.



«Nous avons abordé des questions qui concernent aussi le développement urbain. Donc notre engagement par rapport à l'accessibilité donc l'accessibilité des personnes à mobilité réduite. Notre pays n'a pas de texte de loi dans ce sens et il est bon aujourd'hui justement d'apporter ces textes sur la table de telle sorte que les édifices nouveaux et les bâtiments anciens puissent se mettre aux normes».



Pour l’OGA, l’adoption de dispositions réglementaires adaptées permettrait de mieux intégrer les besoins des personnes à mobilité réduite dans la conception des bâtiments et l’aménagement des espaces urbains.



Un rôle stratégique pour l’Ordre des architectes



Chargé d’organiser, de réglementer et de contrôler l’exercice de la profession d’architecte au Gabon, l’OGA accompagne également l’État, les collectivités locales et les administrations dans les opérations de construction et l’élaboration des politiques d’aménagement du territoire.



Le 15e congrès de l’Union des architectes d’Afrique permettra ainsi de confronter les expériences, d’explorer des solutions innovantes et de réfléchir aux défis communs des villes africaines. Pour Libreville, cet événement représente une opportunité de valoriser son évolution urbaine et d’ouvrir de nouvelles perspectives pour le développement de ses infrastructures.








 


 

Par Pamphil

Top Articles