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GABON-ONU, NOUVELLES PRIORITÉS

GABON-ONU, NOUVELLES PRIORITÉS
Journée des Nations Unies, le Gabon mise sur la coopération internationale.







Réunis à Libreville, les représentants de l’État gabonais et du Système des Nations Unies ont réaffirmé leur attachement au multilatéralisme. Entre réforme de la gouvernance mondiale, résultats de la coopération et préparation des prochaines priorités de développement, cette célébration a mis en exergue les enjeux d’un partenariat appelé à produire des effets durables sur les populations.



Le multilatéralisme au cœur des priorités diplomatiques



L’Assemblée nationale a servi de cadre, à la célébration de la Journée des Nations Unies au Gabon. Organisée conjointement par le ministère des Affaires étrangères et le Système des Nations Unies, la rencontre s’est tenue autour du thème « Le multilatéralisme, le dialogue entre les peuples et la responsabilité collective face aux crises mondiales ». Elle marquait le 81e anniversaire de l’Organisation, dont la mission demeure étroitement liée à la promotion de la paix, des droits humains et du développement.



La cérémonie a rassemblé la ministre des Affaires étrangères, Marie-Edith Tassyla-Ye-Doumbeneny, la coordonnatrice résidente des Nations Unies au Gabon, Fatou Aminata Lo, ainsi que le président de l’Assemblée nationale, Michel Régis Onanga M. Ndiaye. Au-delà de la portée symbolique de l’événement, les interventions ont souligné la nécessité de renforcer les mécanismes de coopération face aux conflits, aux inégalités et aux conséquences des changements climatiques.



Pour la cheffe de la diplomatie gabonaise, les défis contemporains imposent une réponse collective.


« Aucun État ne peut faire face seul aux défis de notre temps »


a-t-elle rappelé, plaidant pour un multilatéralisme plus inclusif, représentatif et efficace. Cette position rejoint notamment les revendications relatives à la réforme du Conseil de sécurité des Nations Unies, afin de mieux prendre en compte la place et les intérêts de l’Afrique dans les instances internationales.



Un partenariat évalué à l’aune de ses résultats



Membre des Nations Unies depuis le 20 octobre 1960, le Gabon entend poursuivre sa collaboration avec l’organisation internationale dans les domaines de la paix, du développement durable et de la protection des droits humains.



La coordonnatrice résidente, Fatou Aminata Lo, a insisté sur l’importance de cette démarche collective. Selon elle, la capacité des États à travailler ensemble reste déterminante pour faire progresser les grandes causes mondiales.



Cette coopération se traduit également par des interventions concrètes. En 2025, elle a notamment contribué à la vaccination de 52 000 enfants contre la rougeole et la diphtérie. Par ailleurs, 22 600 personnes ont bénéficié d’une amélioration de leur accès à l’eau potable, tandis que près de 500 jeunes ont été mobilisés autour des enjeux climatiques.



Ces données illustrent les domaines dans lesquels l’action conjointe peut accompagner les efforts nationaux. Elles soulèvent également un enjeu essentiel. Consolider les acquis, mesurer les effets des programmes et veiller à ce que les initiatives engagées répondent aux besoins des populations.



Cap sur les objectifs de développement durable



Prenant également la parole, le président de l’Assemblée nationale a rappelé l’importance du dialogue et des solutions concertées dans un environnement international marqué par de multiples tensions. Pour Michel Régis Onanga M. Ndiaye, la coopération entre les États demeure indispensable à la préservation durable de la paix.



L’attention se tourne désormais vers la mise en œuvre du Plan-cadre de coopération 2023-2027 et la préparation du prochain cycle, prévu pour 2028-2032. L’enjeu consiste à renforcer la contribution de ce partenariat à l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD) à l’horizon 2030.



La jeunesse a également occupé une place importante dans les échanges. L’étudiante Kimberly Mouckala Mouckala, la jeune leader Chancellia Mvou Kiba et l’entrepreneure Alvina Ntsame Akono ont partagé leurs expériences et leurs propositions, soulignant la nécessité d’associer davantage les jeunes aux réflexions sur l’avenir collectif.



Un panel consacré à la restauration de la confiance dans le multilatéralisme a enfin permis de croiser les perspectives sur les moyens de renforcer la coopération internationale.



Au terme de cette célébration, une question demeure centrale. Comment transformer les engagements diplomatiques en progrès mesurables ? Pour le Gabon et ses partenaires, la réponse passera par la continuité des programmes, la mobilisation des acteurs nationaux et le suivi des résultats, afin que la solidarité internationale se traduise par des améliorations tangibles des conditions de vie.










Par Pamphil

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