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75 ÈME ANNIVERSAIRE DE LA DUDH : LE MAL ÊTRE DES PRISONNIERS ET DES MALADES MENTAUX AU GABON

75 ÈME ANNIVERSAIRE DE LA DUDH : LE MAL ÊTRE DES PRISONNIERS ET DES MALADES MENTAUX AU GABON
A l'occasion du 75ème anniversaire de la dudh, il est necessaire de se pencher sur le cas des prisonniers et des malades mentaux qui vivent très souvent dans des conditions inhumaines.

Pour le 75 ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme qui sera célébré le 10 décembre prochain, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme lance une campagne afin de promouvoir les principes fondamentaux qui sont à l'origine même depuis 1948, de la garantie du respect des Droits humains à travers les pays du monde. Et le Gabon n'est pas en reste. Toutefois, plusieurs anomalies importantes sont relevées chaque jour concernant le respect des droits humains. 





Des valeurs pourtant claires






 « Alors que le monde venait de vivre des événements cataclysmiques, la Déclaration a énoncé des droits universels et reconnu l’égale valeur de chaque personne. La Déclaration, qui a été rédigée par des représentants du monde entier, incarne un langage commun illustrant notre humanité partagée, une force unificatrice au cœur de laquelle se trouvent la dignité humaine et le devoir de protection mutuelle dont nous devons nous acquitter en tant qu’êtres humains »,




a déclaré M. Türk.



La Déclaration universelle des droits humains sert donc de modèle mondial pour les lois et les politiques internationales, nationales et locales.





Les prisonniers et les malades mentaux en souffrance 





La situation des prisonniers à la prison Centrale de Libreville n'a cesse d'être mise en lumière par les nombreuses associations qui œuvrent pour le respect des droits des humains, en particulier SOS prisonniers. Témoignages de tortures, de prisonniers battus, surpopulation carcérale (plus de 4000 prisonniers dans une prison prévue accueillir 500 à sa construction) , violation des délais de détention prévention (plus 1/3) , et de nombreux cas de décès liés aux mauvaises conditions de détention (au moins 6 cas entre 2020 et 2022 pour la prison de Libreville), un système de rationnement alimentaire aléatoire, couverture des frais de santé des détenus par les famille… la situation est chaotique. Et devraplus que jamais interpeller les plus hautes autorités du pays. 





Concernant les malades mentaux, la situation est encore plus dramatique. Avec un seul hôpital psychiatrique situé à Libreville, la prise en charge des malades mentaux est un véritable casse tête chinois. Pourtant il y a près de deux ans en arrière, dès sa nomination, le ministre de la Santé actuel, Dr. Guy Patrick Obiang Ndong, avait fait de la situation des malades mentaux un cheval de bataille. Malheureusement, il n'en est plus rien. Ces derniers déambulent dans chaque quartier de Libreville. Certains présentent des comportements dangereux qui pourraient mettre la vie des riverains en danger. 



Les autorités compétentes sont d'ailleurs incapables de donner un nombre exact concernant les malades mentaux dans le pays. 



Dans tous les cas, le 75 ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits des Hommes devrait une fois de plus être l'occasion pour les autorités compétentes d'œuvrer à améliorer ces deux situations. Sauf au cas ces derniers ne seraient pas des humains.

 

Par LINA WM

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