CUISINE INSALUBRE
L’alimentation de rue dans le viseur de l’AGASA
Dans son message adressé aux compatriotes, le directeur général insiste sur les risques liés aux conditions de préparation, de conservation et de distribution des aliments vendus en dehors du domicile. Pour lui, la recherche de repas accessibles ne doit pas se faire au détriment de la santé.
« Mes chers compatriotes, au regard des rapports produits par l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire, je voudrais attirer votre attention sur une question essentielle. Notre manière de nous alimenter. Je vous invite à consommer le moins possible les repas achetés à l’extérieur, notamment dans ce que nous appelons communément l’alimentation de rue »
Le responsable cite notamment les cafétérias et les différents points de restauration informelle, où les conditions d’hygiène peuvent présenter des risques pour les consommateurs.
« Les rapports de l’AGASA montrent que ces endroits sont de plus en plus devenus des lieux d’intoxication alimentaire chronique. Nous devons donc prendre conscience des dangers auxquels nous nous exposons lorsque nous consommons des aliments dont nous ne maîtrisons ni les conditions de préparation, ni celles de conservation »
a-t-il averti.
Privilégier les repas faits à la maison
Face à cette situation, le Dr Jean Delors Biyogue Bi Ntougou encourage les ménages à revoir leurs pratiques alimentaires en donnant davantage de place aux repas préparés à domicile.
« Je vous invite à transformer progressivement nos habitudes alimentaires et à privilégier la nourriture de la maison au détriment des repas consommés dehors, dont nous ignorons souvent les conditions de préparation. Notre santé est en jeu, car une mauvaise alimentation peut nous affecter progressivement sans que nous en mesurions immédiatement les conséquences »
a-t-il souligné.
Bien manger malgré la vie chère
Conscient des difficultés économiques rencontrées par les ménages, le patron de l’AGASA reconnaît que le coût des denrées constitue un obstacle à l’accès à une alimentation équilibrée. L’institution prévoit ainsi de développer des modules de sensibilisation destinés à aider les populations à mieux composer leurs repas.
« Notre principal objectif sera de permettre aux populations de découvrir des astuces accessibles pour bien s’alimenter avec un faible budget, préserver leur santé et améliorer leur qualité de vie »
a-t-il expliqué.
Pour le directeur général, l’alimentation doit avant tout contribuer au bien-être.
« Faisons en sorte que notre assiette ne nous conduise plus à l’hôpital, mais qu’elle nous maintienne en bonne santé et contribue à prolonger notre espérance de vie »