MACKY SE RETIRE
Pris de cours par cette nouvelle donne diplomatique, les candidats doivent désormais composer avec la possibilité de nouvelles candidatures. Dans une déclaration publiée sur ses réseaux sociaux, Macky Sall a expliqué les raisons de son retrait, exprimant son souhait de faciliter la recherche d’un profil susceptible de rallier un consensus.
L’ancien chef de l’État sénégalais affirme agir dans l’intérêt du processus de désignation. Il explique se retirer en
« espérant contribuer ainsi à l'émergence d'une candidature consensuelle au sein du Conseil de sécurité ».
Une candidature fragilisée par les consultations
À la surprise générale, ce retrait intervient alors que la candidature de Macky Sall, initialement portée par le Burundi, avait suscité des réactions contrastées. L’ancien président avait pourtant bénéficié, en juillet dernier, du soutien de l’actuel chef de l’État sénégalais, Bassirou Diomaye Faye.
Cependant, son ambition internationale se heurtait à des oppositions dans son propre pays. Macky Sall est notamment accusé d’avoir dissimulé une partie de la dette publique sénégalaise, une controverse qui a fragilisé sa position sur la scène nationale.
Sa candidature était également contestée par des victimes de la répression des manifestations survenues entre 2021 et 2024. Ces opposants dénonçaient sa prétention à diriger l’organisation chargée, entre autres, de promouvoir les droits humains et la paix dans le monde.
L’Amérique latine et les Caraïbes en ligne de mire
Dans sa déclaration, Macky Sall a également évoqué les tendances dégagées par les consultations.
« Les résultats des différents votes tests indiquent un choix en faveur d'une candidature issue de la région d'Amérique latine et des Caraïbes et éventuellement féminine »
a-t-il indiqué.
En se retirant, l’ancien président sénégalais jette l’éponge et ouvre la voie à une recomposition de la course au sommet de l’ONU.