KINSHASA ROMPT LE CONTACT
Jeudi 15 octobre, une circulaire congolaise a interdit aux collaborateurs du chef de l’État tout contact direct ou indirect avec l’ambassade de Belgique
« ainsi qu'avec son personnel diplomatique et administratif ».
Cette décision a jeté un pavé dans la mare. Bruxelles n’a pas tardé à réagir.
« Aucune situation ne justifie l'interdiction des contacts avec l'ambassade de Belgique »
a déclaré le ministère belge des Affaires étrangères, qui affirme avoir
« appris avec surprise l'interdiction émise par les hautes autorités congolaises ».
Tout en prenant acte de cette mesure, la diplomatie belge dit la déplorer. Le différend cristallise désormais les tensions entre les deux pays.
L’ambassadrice reçue par la diplomatie congolaise
Dans ce climat marqué par le mauvais œil, la ministre congolaise des Affaires étrangères, Thérèse Wagner, a reçu l’ambassadrice belge « en audience » pour « un échange sur l'état des relations bilatérales ». La publication d’une photo de cette rencontre par le ministère congolais donne à l’entretien des allures de convocation diplomatique.
Denise Nyakeru Tshisekedi promet de coopérer
En parallèle, Denise Nyakeru Tshisekedi, épouse du président congolais, est sortie de son silence. Dans un communiqué, elle a exprimé son étonnement après la perquisition menée dans leur résidence familiale en Belgique.
Elle promet toutefois de collaborer avec la justice belge. Une déclaration qui intervient alors que Kinshasa n’en démords pas sur le terrain diplomatique, tandis que Bruxelles conteste la mesure de restriction des contacts.