CONTRÔLE FORESTIER
Une réforme pour adapter le dispositif forestier
La création de l’ACPEI intervient dans un contexte marqué par l’évolution du cadre réglementaire et les exigences croissantes en matière de gouvernance forestière. L’objectif est notamment de mettre le dispositif national en conformité avec le code forestier de 2020 et les engagements du pays concernant la légalité du bois, la transformation locale et la gestion durable des ressources.
Le communiqué final du Conseil des ministres souligne également l’incidence de la loi du 17 décembre 2024 relative au régime général des établissements publics à caractère administratif.
« C'est dans ce contexte, accentué par l'entrée en vigueur de la loi du 17 décembre 2024 relative au régime général des établissements publics à caractère administratif, qu'a été rendu nécessaire la création d'une agence de contrôle des produits forestiers à l'exportation et à l'importation (ACPEI) plus adaptée aux défis indiqués ici, en lieu et place du service antérieur »
précise le document officiel.
Le bois congolais face aux exigences de qualité
Pour les autorités, cette réforme constitue une belle carte à jouer afin de redresser la barre en matière de contrôle des flux de produits forestiers. La nouvelle agence devra mettre à contribution des mécanismes adaptés aux réalités du commerce international, tout en renforçant la traçabilité et le respect des règles applicables.
Dans un secteur stratégique pour l’économie nationale, la légalité des produits et la qualité des contrôles occupent une place de choix. L’enjeu consiste aussi à favoriser une exploitation responsable, grâce à l’application de normes limitant les impacts environnementaux.
Le Parlement attendu au tournant
L’approbation du projet par le Conseil des ministres ne constitue toutefois qu’une étape. Le texte doit encore être examiné et adopté par le Parlement, avant sa promulgation par le président de la République.
Au-delà de la création institutionnelle, l’efficacité de l’ACPEI dépendra des moyens qui lui seront accordés et de sa capacité à faire respecter durablement les exigences forestières. Le défi sera de transformer cette réforme en résultats concrets pour la gouvernance, la préservation des ressources et la valorisation du bois congolais.