MENACE DE POURSUITES

Université des sciences de la santé, le gouvernement met la pression sur les entreprises. Accélérer l’exécution des travaux, obtenir des engagements précis et améliorer les capacités d’accueil des étudiants. Tels sont les objectifs poursuivis par le gouvernement gabonais, lors d’une nouvelle visite hier 13 octobre 2026 sur le chantier du pôle CTRI de l’Université des sciences de la santé (USS). Face à l’avancement jugé insuffisant des travaux, le membre du gouvernement entend renforcer le contrôle du chantier jusqu’à la livraison effective des infrastructures.
Sur place, la situation demeure préoccupante. Plusieurs aménagements extérieurs ne sont pas achevés, les voies de circulation restent incomplètes et certains bâtiments ne disposent pas encore des équipements indispensables à leur fonctionnement. À ce stade, le pôle CTRI est donc loin de pouvoir accueillir pleinement ses futurs usagers.
Le ministre souhaitait notamment obtenir des responsables du chantier un calendrier précis de livraison. Toutefois, l’absence du directeur technique et le manque de réponses concrètes n’ont pas permis de clarifier cette échéance. Un représentant de l’entreprise a reconnu cette difficulté.
« Pour la date limite des travaux, je ne m’aventurerai pas à le faire parce qu’il a fallu que le DT puisse nous donner la date, mais malheureusement, il n’est pas sur le site »
Le gouvernement brandit la menace de poursuites
Face à cette situation, Charles Edgar Mombo a exprimé son mécontentement et exigé une reprise immédiate du rythme des travaux. Selon lui, les moyens financiers déjà mobilisés auraient dû se traduire par des progrès visibles sur le terrain.
« Il se trouve que cette entreprise avait bien reçu la d'ailleurs la plus grosse part pour terminer les travaux du pôle CTRI de l'USS. Alors, j'arrive un mois plus tard, on a l'impression que ça n'a pas bougé, que ça n'évolue pas. Alors, c'est pour cela que je me suis adressé à lui, à son représentant, à son chef des chantiers que si les choses ne rentrent pas dans l'ordre immédiatement et ben il va se retrouver à se justifier auprès de la justice simplement »
a-t-il déploré.
Le ministre a ensuite prévenu que l’entreprise pourrait devoir répondre de ses manquements si aucune amélioration rapide n’était constatée.
« Alors, c’est pour cela que je me suis adressé à lui, à son représentant, à son chef des chantiers, que si les choses ne rentrent pas dans l’ordre immédiatement, il va se retrouver à se justifier auprès de la justice simplement ».
Des avancées encourageantes au laboratoire
Malgré les retards constatés sur le pôle CTRI, certains volets du programme de réhabilitation présentent des signes d’évolution. Le ministre s’est notamment réjoui de l’avancement des travaux consacrés aux laboratoires, dont la mise en service pourrait intervenir prochainement.
« Ce qui me réjouit, c’est quand même de voir que d’ici un mois, on aura de véritables laboratoires au niveau de l’USS »
a-t-il indiqué, soulignant leur rôle dans les activités de prélèvement et la production des résultats d’analyses. Il a également rappelé que cette structure répond à des exigences liées aux normes de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Les travaux portant sur les chambres enregistreraient, eux aussi, une évolution jugée satisfaisante.
Une rentrée universitaire déjà engagée
En dépit des retards du chantier, l’Université des sciences de la santé a démarré son année académique 2026-2027 le 5 octobre.
« Oui, je vous le confirme, les cours ont commencé le 5 octobre malgré le retard de livraison du chantier »
Pour éviter une nouvelle stagnation, des visites de contrôle sont désormais annoncées tous les deux jours. Cette surveillance renforcée doit permettre de suivre l’évolution des travaux et d’obtenir des résultats concrets, alors que l’amélioration des capacités d’accueil constitue un enjeu majeur pour l’établissement.
