PRISONS AUX NORMES
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Pays: Gabon
Nouveau plan pénitentiaire au Gabon, construction d'une prison moderne.
Un investissement massif pour des infrastructures de pointe
Évalué à quelque 90 milliards de FCFA (soit 120 millions d'euros), ce complexe pénitentiaire de dernière génération s'étendra sur un domaine de plus de 12 hectares. Pensée pour accueillir dignement 1 108 pensionnaires, l'infrastructure rompt définitivement avec les modèles pénitenciers obsolètes.
La direction du ministère de la Justice et les hauts gradés de la Sécurité pénitentiaire ont pu analyser les plans techniques de cette structure. Le site abritera huit secteurs résidentiels distincts permettant une séparation stricte et réglementaire des profils. Les condamnés ne côtoieront pas les prévenus en attente de jugement, et des quartiers totalement indépendants seront réservés aux femmes, aux mineurs ainsi qu'aux adultes. Pour assurer l'ordre et l'encadrement, une caserne intégrée hébergera en permanence 200 surveillants.
Au cœur du projet, l'éthique et les Règles Nelson Mandela
L'architecture, pensée par Milos Kobza du cabinet Karlinblok, place l'humain au centre de la détention. L'établissement ne sera pas un simple lieu de privation de liberté, mais un pôle éducatif et thérapeutique. Il intègrera des centres de formation professionnelle, des ateliers, une bibliothèque, des complexes sportifs, des espaces de recueillement spirituel et un pôle médical complet.
Cette approche s'aligne rigoureusement sur les Règles Nelson Mandela dictées par l'ONU. Pour le ministre Augustin Emane, veiller à l'intégrité et aux droits fondamentaux des détenus reste un devoir régalien non négociable. Le projet bénéficie d'ailleurs du soutien de l'homme d'affaires El Hadj Omar, déjà reconnu pour avoir facilité le financement de grands hôpitaux gabonais.
Prochaines étapes vers la concrétisation
Le financement, porté potentiellement par Swiss Invest et Karlinblok, rapporte l'AGP s'exécutera via un mécanisme de remboursement étalé sur le court, moyen et long termes par l'État gabonais. Les équipes techniques vont désormais harmoniser les protocoles administratifs. Une reconnaissance terrain est d'ores et déjà programmée à Nkoltang pour permettre aux bailleurs de fonds de matérialiser les contours de ce chantier hautement stratégique pour les droits humains au Gabon.