DETTE FMI
La structure des échéances fait apparaître une prédominance des remboursements du capital. Sur les 106,22 millions de DTS attendus, 89,41 millions de DTS, représentant près de 121 millions de dollars, correspondent au principal. Les 16,82 millions de DTS restants, soit environ 22,8 millions de dollars, couvrent les intérêts et les autres frais financiers.
Ainsi, près de 84 % des paiements programmés concernent le remboursement des sommes empruntées, contre environ 16 % pour les charges associées. Il s’agit toutefois de montants prévisionnels, dont l’exécution dépendra du calendrier effectif des règlements et de l’évolution des engagements du pays.
L’encours des crédits du FMI en baisse
Les échéances annoncées pour 2027 s’inscrivent dans un mouvement de diminution des crédits restant dus par le Gabon au Fonds. À la fin de mars 2026, cet encours atteignait 357,06 millions de DTS. Il est ensuite descendu à 319,05 millions de DTS à la fin d’août, soit une contraction de 38,01 millions de DTS, équivalant à environ 51,4 millions de dollars.
À la fin de septembre 2026, le montant demeurait fixé à 319,05 millions de DTS, soit près de 432 millions de dollars. Entre fin mars et fin août, la réduction enregistrée représentait 10,6 % du stock initial de crédits.
Cette évolution traduit l’amortissement progressif des engagements existants. Elle ne préjuge cependant pas des futurs financements que Libreville pourrait obtenir dans le cadre de ses discussions avec l’institution de Bretton Woods.
Un budget 2027 sous contrainte de financement
Les obligations envers le FMI s’ajoutent aux besoins inscrits dans les projections budgétaires nationales. Présenté en Conseil des ministres le 18 septembre 2026, le projet de budget pour 2027 prévoit 223,1 milliards de FCFA de ressources et de charges, selon les chiffres communiqués.
Parallèlement, les intérêts de la dette publique devraient atteindre 667,3 milliards de FCFA, en hausse de 179,7 milliards par rapport aux prévisions rectifiées de 2026. Les ressources de trésorerie et de financement sont, quant à elles, estimées à 2 931,4 milliards de FCFA, dont 1 144,1 milliards attendus des marchés financiers internationaux.
Libreville recherche un nouveau cadre de coopération
En mars 2026, le Gabon avait officiellement sollicité un nouveau programme auprès du FMI. Les autorités doivent donc concilier le règlement des emprunts antérieurs avec la recherche d’un accompagnement financier susceptible de soutenir les réformes et de consolider la confiance des partenaires.
Les quelque 143,8 millions de dollars prévus en 2027 constituent ainsi une échéance supplémentaire dans la planification financière de l’État. Leur prise en charge dépendra notamment de la mobilisation des recettes, des conditions d’accès aux financements et de la gestion globale de la dette publique.