BONGO LUTTE
Selon Jeune Afrique, plusieurs réunions se sont tenues les 1er et 4 septembre au Palais du bord de mer afin de rechercher une issue à ce dossier. Ces concertations n’auraient toutefois pas permis de parvenir à un accord.
Le 8 juin dernier, Ali Bongo avait mis en demeure BGFIBank de justifier le blocage de ses comptes. Le 17 juin, l’établissement lui a répondu en invoquant une ordonnance du juge d’instruction spécialisé du parquet de Libreville, plaçant sous séquestre ses comptes ainsi que ceux de son épouse, Sylvia Bongo Ondimba.
Une offensive auprès des autorités financières
Face à l’absence de dénouement, l’ancien chef de l’État a engagé de nouvelles démarches auprès des instances de régulation. Le 12 octobre 2026, il a saisi la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (Cosumaf), après avoir déjà interpellé la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac).
Il envisage également de solliciter l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) en France, où BGFIBank dispose d’une filiale. Ces recours visent à obtenir un examen de la situation et à faire évoluer le dossier.
Un contexte judiciaire sensible
Le blocage intervient dans un contexte marqué par les procédures judiciaires concernant Sylvia Bongo Ondimba. Le 12 novembre 2025, l’ancienne Première dame a été condamnée par contumace à vingt ans de réclusion criminelle pour détournement de fonds publics, blanchiment de capitaux, recel et instigation au faux. Elle doit également, selon les éléments rapportés, rembourser au Trésor public des sommes liées au préjudice subi par l’État.
Le sort des comptes concernés pourrait dépendre de leur statut juridique et de l’évolution des procédures en cours, notamment s’il s’agit de comptes conjoints.
Contactés par Jeune Afrique, le ministre de la Justice, Augustin Emane, et BGFIBank n’ont pas souhaité commenter l’affaire. À ce stade, aucune issue définitive n’a été annoncée.