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ENDR RENAÎT

ENDR RENAÎT
Réouverture de l’ENDR d’Oyem, relance de la formation agricole au Gabon.








Un nouveau départ pour la formation agricole. Après douze années d’inactivité, l’École nationale de développement rural (ENDR) d’Oyem reprend officiellement du service. À l’occasion de la rentrée académique 2026-2027, près de 300 élèves, admis sur concours national et issus des différentes provinces du Gabon, retrouvent les bancs de cet établissement avec une ambition commune : contribuer à la transformation de l’agriculture gabonaise. Cette réouverture marque une étape importante dans la stratégie nationale de souveraineté alimentaire, de réduction des importations et de création d’emplois dans le secteur agricole.



À l’orée de la Ve République, la renaissance de cette institution s’inscrit dans la volonté des autorités de redonner à la formation agricole une place centrale dans le développement économique du pays. Sous l’impulsion du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, les travaux de réhabilitation ont permis de redonner vie à cet établissement historique, appelé à devenir un véritable moteur de compétences et d’innovation rurales.



Un investissement au service de la souveraineté alimentaire



La cérémonie officielle de rentrée a réuni trois membres du gouvernement, notamment les ministres chargés de l’Agriculture, des Eaux et Forêts et de la Communication, ainsi que le représentant de la Banque africaine de développement (BAD), le gouverneur de la province du Woleu-Ntem et plusieurs autorités politico-administratives et partenaires.



Cette renaissance repose sur un cofinancement de l’État gabonais et de la BAD, illustrant l’importance accordée au développement des compétences agricoles. Pour les autorités, il s’agit désormais de passer des ambitions aux résultats concrets, en renforçant les capacités nationales de production.



« Notre ambition tient en quelques mots. Produire ce que nous mangeons au Gabon »


a déclaré un responsable gouvernemental, soulignant la nécessité d’engager


« un véritable mouvement de transformation de notre agriculture et de nos systèmes alimentaires ».



Il a également rappelé que les terres, les financements, les équipements et les technologies ne suffisent pas sans des ressources humaines qualifiées.


« Ce sont toujours des femmes et des hommes qui transforment ces moyens en production. C’est pourquoi la formation est une condition essentielle de notre souveraineté alimentaire »


a-t-il insisté.



Des infrastructures modernisées et une pédagogie axée sur la pratique



Pour accueillir ses nouveaux apprenants, l’ENDR a bénéficié d’importants travaux de rénovation. Bâtiments réhabilités, salle multimédia connectée, internats pour filles et garçons et équipements destinés à la ferme pédagogique composent désormais le nouveau visage de l’établissement.



Au-delà de cette modernisation, l’école entend proposer une formation adaptée aux réalités du terrain et aux exigences du marché de l’emploi. Son modèle pédagogique privilégie l’apprentissage pratique, qui représente 75 % des enseignements, contre 25 % consacrés à la théorie.



« L’ENDR n’est pas une école comme les autres. Elle est une école de vocation, une école de terrain, une école au service du développement agricole »


a souligné un responsable de l’établissement.



L’objectif est de former des professionnels capables d’entreprendre, de produire, d’innover et de créer de la valeur. Les nouveaux programmes doivent ainsi favoriser l’acquisition de compétences directement mobilisables dans les exploitations agricoles, les entreprises rurales et les projets de développement.



Former une jeunesse actrice du développement national



La réouverture de l’ENDR répond également à un enjeu majeur. Offrir aux jeunes Gabonais des perspectives professionnelles dans un secteur encore confronté à une forte dépendance aux importations alimentaires. En développant les compétences locales, les autorités espèrent stimuler la production nationale, favoriser l’entrepreneuriat rural et multiplier les opportunités d’emploi.



Cette orientation s’inscrit dans le programme de société présenté aux Gabonais par le chef de l’État. Pour ses promoteurs, une politique agricole ambitieuse ne peut produire pleinement ses effets sans une institution de formation solide, capable d’accompagner les mutations du secteur.



« Cette présence empreinte de symbole et d’espérance raffermit notre engagement à œuvrer avec discipline, excellence et détermination à l’édification d’une agriculture meilleure pour notre nation »


a déclaré un intervenant lors de la cérémonie.



Autrefois connue sous le nom d’École des cadres d’Oyem, l’ENDR ouvre ainsi un nouveau chapitre de son histoire. Après douze ans d’arrêt, sa remise en activité constitue un investissement dans la jeunesse, le savoir-faire rural et l’avenir économique du Gabon. Reste désormais à transformer cette renaissance institutionnelle en résultats durables : produire davantage, importer moins et faire de l’agriculture un véritable levier de souveraineté alimentaire.











Par Pamphil

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