CARBURANT, L'ENVOLÉE
Avant la guerre en Ukraine, la dépense mensuelle oscillait entre 7 et 9 milliards de francs CFA. Elle a atteint 15 milliards durant cette crise, avant de grimper à 30 milliards en septembre 2026, sous l’effet des tensions au Moyen-Orient.
Préserver le pouvoir d’achat et les finances publiques
Ce dispositif permet au Gabon de maintenir, selon les éléments présentés, les prix des produits blancs et du gaz butane parmi les plus bas de la sous-région. Il contribue ainsi à limiter les dépenses énergétiques des ménages et les coûts de transport, tout en atténuant les répercussions des fluctuations internationales.
"Ce mécanisme fait certes de la République Gabonaise le pays de la sous-région où les prix des produits blancs et du gaz butane sont les plus bas. Mais Il prive toutefois l'État de ressources qui pourraient renforcer ses capacités d'investissement dans la santé, l'éducation et la lutte contre la pauvreté"
indique communiqué final du conseil des ministres
Cependant, son financement pèse lourdement sur le budget national. Les ressources mobilisées pourraient être réorientées vers des secteurs prioritaires, notamment la santé, l’éducation et la lutte contre la pauvreté.
Vers un mécanisme plus soutenable
L’objectif consiste à concilier la protection des consommateurs avec la maîtrise des dépenses publiques. Une réforme progressive, accompagnée de mesures ciblées en faveur des ménages vulnérables, pourrait préserver les avantages sociaux du dispositif tout en libérant des marges budgétaires pour l’investissement public.
Le gouvernement est ainsi appelé à examiner des solutions durables, afin de renforcer l’équilibre entre justice sociale, pouvoir d’achat et soutenabilité des finances publiques.