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AMÉNAGEMENTS ANTI-CRUES

AMÉNAGEMENTS ANTI-CRUES
aménagement de 12 bassins versants contre les inondations à Libreville.




Alors que la saison des pluies s’installe au Gabon, le gouvernement entend renforcer les mesures destinées à limiter les risques d’inondations à Libreville. L’aménagement des bassins versants de la capitale était hier au cœur d’une séance de travail consacrée à l’état d’avancement du projet et aux prochaines étapes de sa mise en œuvre.


Au cours de cette rencontre, une présentation de la cartographie des zones concernées a permis de faire le point sur les secteurs déjà en travaux ainsi que sur ceux appelés à être aménagés. Douze bassins versants ont été retenus pour la première phase de ce vaste programme d’assainissement.


Douze bassins versants prioritaires


Le projet s’inscrit dans une démarche globale visant à mieux maîtriser les eaux pluviales et à réduire durablement l’exposition des populations aux inondations. Il est organisé en cinq phases et s’appuie sur les études réalisées au cours des dernières années.


« Ce programme est décomposé en cinq phases. La première phase, au moment de la mettre en œuvre, il fallait regarder ce qui a connu déjà un début d’exécution pour qu’on puisse affiner les chiffres sur ce par exemple qui a commencé à être fait du côté du Bas de Guégué, des bassins versants Bas de Guégué avec Mika-services »


Quelques ajustements restent nécessaires avant la poursuite du programme. Les études, menées sur plusieurs années, doivent notamment permettre d’affiner les données techniques et de préciser les interventions à réaliser sur les différents sites.


« Il y a quelques petits réglages à faire parce que les études ont été menées quasiment pendant six ans, de 2019 à 2025. C'est un vaste programme qui obéit au schéma des acteurs d'assainissement de Libreville. Au-delà des enjeux liés à la maîtrise des eaux pluviales, l'aménagement des bassins versants soulève également la question du déplacement de certaines populations installées dans les zones concernées. Ces études nous amènent à prioriser dans sa première phase l'aménagement de 12 bassins versants de Libreville avec naturellement non seulement une zone de travaux qui touche directement aux zones inondables de Libreville et une zone de relogement pour les personnes affectées par le projet »


Des travaux associés au relogement


Au-delà des infrastructures destinées à canaliser et maîtriser les eaux pluviales, le projet comporte un volet social important. Certaines zones identifiées comme prioritaires sont occupées par des populations susceptibles d’être affectées par les travaux.


« Ces études nous amènent à prioriser dans sa première phase l’aménagement de 12 bassins versants de Libreville avec naturellement non seulement une zone de travaux qui touche directement aux zones inondables de Libreville et une zone de relogement pour les personnes affectées par le projet ».


Pour accompagner cette opération, une zone de 45 hectares a déjà été identifiée pour accueillir les personnes concernées. Elle devrait permettre le relogement de près de 7 000 personnes affectées par le projet.


Une réponse aux enjeux urbains


L’aménagement des bassins versants ne se limite donc pas à la réalisation d’ouvrages hydrauliques. Il implique également une prise en compte des conditions de vie des populations installées dans les secteurs concernés.


À travers cette opération, les autorités entendent apporter une réponse structurelle au phénomène des inondations qui affecte régulièrement certains quartiers de Libreville lors des fortes pluies. Le projet doit également contribuer à améliorer l’assainissement et à renforcer la résilience de la capitale face aux intempéries.


Cette démarche s’inscrit enfin dans une politique plus large d’amélioration du cadre de vie et de protection des populations exposées aux conséquences des épisodes pluvieux. Avec la première phase consacrée aux douze bassins versants prioritaires, le gouvernement entend ainsi poser les bases d’une intervention progressive et durable sur les zones les plus vulnérables de Libreville.





 

Par Pamphil

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