RÉFORME JEUNESSE
Trois axes majeurs structurent la réforme. La représentativité, la gouvernance et le rôle consultatif du Conseil national de la jeunesse. L’objectif affiché est de faire de cette institution une véritable structure faîtière des organisations de jeunesse. Vers une structure plus représentative La réforme prévoit notamment de revoir les conditions d’adhésion et de représentation des associations de jeunesse. Le principe défendu repose sur une adhésion libre des organisations, conformément aux dispositions relatives à la liberté d’association consacrées par la Constitution de la Ve République. « La réforme du Conseil national de la jeunesse du Gabon faisait partie des recommandations du dialogue national inclusif, des réflexions ont été menées dans ce sens ». Cette évolution doit également tenir compte des orientations de l’Union panafricaine de la jeunesse. « Selon les recommandations de l’Union panafricaine de la jeunesse, il est recommandé que les conseils nationaux de jeunesse soient plus ou moins associations ou sociétés civiles. Et il y a une recommandation du Dialogue national qui voudrait effectivement que nous institutionalisons. Cependant, il ne faut pas que nous soyons en porte-à-faux avec la constitution elle-même, en porte-à-faux avec les lois dans notre pays. Donc ce sont ces questions que nous allons pouvoir étudier en profondeur » Renforcer la gouvernance et le rôle consultatif Au-delà de la représentativité, la réforme ambitionne d’améliorer la gouvernance de l’organisation et de consolider son rôle auprès des pouvoirs publics. Le Conseil national de la jeunesse devrait ainsi devenir un instrument consultatif capable de contribuer aux politiques publiques concernant les jeunes. « Le Gabon est signataire de la charte panafricaine de l'Union africaine et sur ces questions, les dernières assises à Malabo ont tranché effectivement que les conseils nationaux de jeunesse devraient pouvoir être des mouvements associatifs, donc de sociétés civiles. C'est une question qui va être discutée en bilatérale. Nous allons pouvoir avoir les textes de loi pour que nous harmonisions au mieux et que nous puissions sortir rapidement de cette léthargie qui a toujours existé au niveau du Conseil national de la jeunesse, que nous ayons un instrument consultatif de compétences qui accompagne le gouvernement, notamment dans le cas du PNCD, et que cette instruction du président de la République soit respectée ». L’enjeu est également de sortir le Conseil national de la jeunesse de ses difficultés de fonctionnement et de lui permettre d’accompagner efficacement le gouvernement, notamment dans le cadre du PNCD. Redonner un nouvel élan à l’instance Héritier du Conseil de la jeunesse du Gabon, créé dans les années 1950, le Conseil national de la jeunesse a connu plusieurs difficultés au fil des années. Sa restructuration doit désormais lui offrir un cadre institutionnel plus adapté et renforcer sa place dans la participation des jeunes à la vie de la nation.