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SIMPLIFICATION ÉTATIQUE

SIMPLIFICATION ÉTATIQUE
Le Gabon réforme son administration publique pour la rendre plus efficace.




Le Gabon engage une nouvelle réflexion sur l’organisation et le fonctionnement de son appareil d’État. Pendant deux jours, responsables publics et acteurs de l’administration se réunissent dans le cadre d’un séminaire consacré à l’application de la circulaire présidentielle du 8 mai 2025. La rencontre a été officiellement lancée hier matin par le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault.


L’ambition affichée est de rendre l’organisation institutionnelle plus claire, plus cohérente et surtout plus opérationnelle. Les participants doivent examiner les changements introduits par le nouveau cadre institutionnel et mesurer leurs effets sur le fonctionnement quotidien de l’administration publique.


Clarifier les responsabilités pour mieux agir


Au cœur des discussions figure la nécessité de mieux définir les rôles des différentes institutions. Pour les autorités, la multiplication ou le chevauchement des structures peut ralentir la prise de décision et compliquer l’action administrative. La réforme vise donc à établir une répartition plus précise des compétences et à faciliter les relations entre les différents niveaux de l’État.


À l’ouverture des travaux, Hermann Immongault a insisté sur la nécessité de bâtir une administration compréhensible pour les citoyens et capable de répondre efficacement à leurs attentes.


"L'objectif de notre séminaire est de rendre l'administration non seulement lisible mais intelligible. non seulement efficace mais également digne de la confiance que les Gabonais placent leurs institutions. Ces démarches prend sa source dans le programme de société du chef de l'État dont la vision guide chacune de nos actions. Sa perspective est celle d'un état qui unit les forces, qui délimite clairement les domaines de compétences et qui par une articulation cohérente des pouvoirs fait naître une sécurité juridique et une stabilité propice au développement"


Cette démarche s’inscrit dans les orientations définies par le chef de l’État. Elle repose notamment sur une organisation permettant de mieux coordonner les responsabilités, de sécuriser les décisions publiques et de créer un environnement administratif plus stable. L’enjeu dépasse ainsi la seule modification des organigrammes. Il s’agit de rendre l’État plus lisible dans son fonctionnement.


Tirer les leçons de la réforme et préparer la suite


Le séminaire doit également permettre d’établir un premier bilan de l’application de la circulaire présidentielle du 8 mai 2025. Les participants sont invités à identifier les avancées enregistrées, mais aussi les difficultés rencontrées depuis le lancement de cette réforme institutionnelle. 


"Cette méthode appelle désormais une traduction concrète dans le fonctionnement de l'État permettant à la réforme institutionnelle d'accompagner
celle de l'action publique. Il ne s'agit pas de construire une administration nouvelle pour elle-même. Il s'agit de construire une administration qui soit à la hauteur des ambitions de la 5ème république et des attentes de nos concitoyens. Le chef de l'État a clairement défini l'architecture de l'exécutif autour d'une logique simple, un centre de décisions stratégiques, une coordination gouvernementale effective, une administration organisée pour exécuter et rendre compte des résultats"


Une attention particulière sera accordée à l’articulation entre le pouvoir exécutif, la coordination gouvernementale et l’administration chargée de mettre en œuvre les décisions. L’objectif est de parvenir à une chaîne de responsabilité plus claire, depuis la définition des orientations jusqu’à leur exécution et à l’évaluation des résultats.


Les échanges porteront enfin sur les expériences et pratiques susceptibles d’inspirer une simplification durable des institutions. Pour les autorités, une administration efficace doit permettre à chaque citoyen, entreprise ou collectivité d’identifier rapidement le service compétent et le responsable d’une décision.


"C'est pourquoi la question posée aujourd'hui dépasse largement celle des organigrammes. Elle concerne la capacité de l'État à décider, à coordonner, à agir et à rendre compte. Elle concerne aussi la lisibilité de l'action publique. Lorsqu'un citoyen, une entreprise, une collectivité ou même une administration ne sait plus clairement à quelle structure s'adresser, qui détient la compétence ou qui est responsable de la décision, ce n'est pas seulement un problème d'organisation, c'est un problème de lisibilité, de visibilité et d'efficacité de l'action de l'État"


Au terme des deux jours de travaux, les recommandations formulées devraient contribuer à préciser la future organisation institutionnelle du Gabon et à accompagner la mise en œuvre de la circulaire du 8 mai 2025. L’enjeu est désormais de transformer les orientations de la réforme en changements concrets dans le fonctionnement de l’État.





 

Par Pamphil

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