RÉFORME CONTESTÉE
Le texte vise notamment à renforcer les conditions de reconnaissance et à réduire le nombre de formations politiques. Le gouvernement présente cette réforme comme une mise en œuvre des recommandations issues du Dialogue national inclusif d’avril 2024, rapporte Radio France Internationale ce 6 octobre 2026.
Les partis dénoncent une menace pour le pluralisme
Le collectif, qui comprend notamment le PRD et l’UPR, fustige une réforme qu’il estime susceptible de restreindre la liberté d’association. Ses membres craignent surtout une remise en cause du multipartisme instauré après la conférence nationale de 1990.
Sur RFI, le porte-parole du bloc ne l’entend pas de cette oreille.
« Nous sentons un danger pour la démocratie dans notre pays.
Avec toutes les mesures qui sont en train d'être prises en place, c'est une façon de nous ramener au parti unique dans notre pays ».
Le gouvernement invoque le Dialogue national
Les autorités rejettent en bloc cette lecture et rappellent que le Dialogue national inclusif avait préconisé un encadrement plus strict des partis politiques. Les conclusions prévoyaient notamment leur regroupement en quatre blocs idéologiques et des critères plus exigeants pour leur création et leur maintien.
Les formations contestataires répliquent.
« Lorsqu'une loi est faite, elle dispose pour l'avenir. C'est pour cette raison que nous disons non, nous ne pouvons pas à nouveau fournir un état d'adhésion de 10 000 adhérents au ministère de l'Intérieur pour une quelconque conformité ou reconnaissance».
Elles refusent donc de fournir de nouveau des listes d’adhérents pour satisfaire aux nouvelles exigences.
Le bras de fer est désormais judiciaire. Le PRD a saisi la Cour constitutionnelle, qui doit encore se prononcer sur la contestation.